77 Montréal: de la musique punk épatante à l’Ile Notre-Dame

C’est pour nous remémorer les 40 ans d’existence du mouvement punk, qu’evenko a présenté des groupes de plusieurs décennies pour nous montrer plusieurs styles différents pour le Festival 77 Montréal.

The Creepshow est un groupe psychobilly canadien. À première vue, on ne peut rater l’épatante contrebasse blanche, la chimie palpable entre les membres du groupe ainsi que la chanteuse qui meuble la scène entière en enfilant quelques chansons accompagnée de sa guitare Fender Stratocaster rouge. Le groupe aime bien les films d’horreur et ça s’entend dans leurs paroles. Ils ont dédié une chanson aux Maples Leaf de Toronto dont le son me rappelait Chuck Berry. L’énergique chanteuse a donné la main à une foule qui s’étendait jusqu’à la console de son. Je viens de découvrir avec grand plaisir ce groupe.

Le groupe californien Joyce Manor a attiré moins de gens à l’avant-scène mais sans doute que certaines personnes cherchaient un brin d’ombre pour se cacher du soleil cuisant. Les chansons Derailed, Fake ID, Falling in love again ont fait partie de leur performance. Quelques problèmes de son ont vite été réglés. Mais pour ma part j’ai eu de la difficulté à entrer dans leur univers: petite déception dans mon cas. Ils ont donné un show gratuit au Turbo Haus samedi soir dernier .

Jake Burns, soliste de Stiff Little Fingers a été le seul à 77 Montréal à se présenter sur cette grande scène avec sa guitare acoustique. Sa prestation a été remarquable devant une foule férue de punk qui a semblé apprécier à souhait le choix musical pour cette carrière menée en solo. Il y a eu Gotta get away, Nobody’s hero, mais aussi Drinking again, chanson qui m’a fait taper du pied avec son style country, et m’a fait sortir de mon côté métal. Excellente prestation qui nous a permis de reposer nos oreilles pour un instant.

Madball est un groupe hardcore de New York, une formation phare ayant fait école dans cette ville. J’étais en avant pour prendre des photos, mais dès les premières notes je me suis rendu compte qu’il fallait que je m’éloigne car c’était le groupe le plus heavy de la liste. Après 2 seules chansons, le chanteur était en sueur vu la chaleur et l’énergie qu’il dépensait en bougeant et en sautillant partout. On a eu droit aussi au jet d’eau lancé sur la foule par la sécurité pour nous rafraîchir quelque peu. Le chanteur Freddy Cricien en a profité pour souhaiter joyeux anniversaire à Jorge Gerra le bassiste du groupe. Très bon choix de groupe pour ce genre d’évènement et j’ai beaucoup apprécié leur prestation.

Pour The Bouncing Souls, j’ai réussi à prendre des clichés de présentation du groupe, mais il fallait que je me trouve un trou pour manger une bonne poutine au dindon effiloché pour avoir des forces afin de poursuivre mon aventure pour voir et entendre les autres groupes.

The Vandals est originaire des États-Unis: difficile d’identifier leur style qui se résume à être un mélange de rock, punk, hardcore. On retrouve un humour dans leur texte contrairement à d’autres groupes punk plus engagés. Le guitariste arborait les mêmes couleurs de vêtement que sa guitare en bleu et rouge. Dave Quackenbush, le chanteur et Warren Fitzgerald, le guitariste sont deux fanfarons qui préfèrent utiliser leur musique pour s’amuser et faire passer du bon temps au public, plutôt qu’essayer de faire passer des messages politiques. Bon moment passé en leur compagnie.

X, le groupe phare du punk célébrait non seulement ses 40 ans d’existence mais fêtait les 40 ans du mouvement punk à Montréal. Malgré la soixantaine des membres du groupe, on sentait encore de l’énergie sous le capot. Le bassiste se faire aller les cheveux. Le guitariste bien assis sur sa chaise, avec son look des années 50 n’avait aucunement l’air d’un artiste de musique punk. Je n’avais jamais entendu parler de ce groupe et j’ai été étonnamment surpris par leur musique et leur joie d’être sur scène, et la chanteuse était en voix.

Dropkick Murphysa été la première tête d’affiche de la soirée. Issus de la banlieue de Boston, ils ont été influencé par la musique traditionnelle irlandaise, le punk et le folk. Le groupe compte 7 membres dont certains jouent des instruments peu communs pour le punk, soit la flute, la cornemuse, l’accordéon, la mandoline, la guitare acoustique et le banjo. Ils ont ouvert le spectacle avec The lonesome boatman et The boys are back. C’est avec Rose Tatoo qui m’a le plus fait bouger. Ils ont pigé dans leur album 11 short stories of pain & glory sorti en 2017 tels que Blood, paying my way et Rebels with a cause. Le chanteur et le guitariste s’échangaient l’emploi de chanteur pour quelques chansons ce qui apportait une nouvelle dynamique au concert. Ce fut difficile pour moi de rester en avant pour prendre des photos, car la foule était très agitée donc j’ai dû me déplacer vers les côtés de la scène remplie de curieux.

Les admirateurs du groupe Rancid attendaient leur venu depuis longtemps. Leur dernier concert en sol Montréalais remonte à 2009 lors de la tournée Let the dominoes fall tour. Présentement ils sont sur la route pour la tournée From Boston to Berkeley. Le groupe a entonné les chansons Radio de l’album Let’s go, Roots radicals, Journey to the end of the east bay et 5 autres chansons tirées de l’album And out comes the wolves. On a eu aussi droit a des extraits de d’autres albums dont le plus récent Trouble maker sorti en 2017. Vu l’intensité du groupe et de la foule, je n’ai pas pris la chance de m’aventurer près de la scène, un bon choix, car dès la deuxième chanson une personne est sortie en civière avec les paramédicaux. À leur concert au Metropolis, le groupe avait arrêté leur prestation, car les spectateurs étaient devenus trop violents. Il n’a pas eu grand temps mort pour reposer la foule étant donné que le groupe a enfilé les chansons une après les autres sans grand blabla entre les chansons. Les textes sont chantés par Lars Frederiksen et Tim Armatrong ce qui donne une teinte différente aux chansons. Tim et Lars se promènent beaucoup sur la scène tandis que le bassiste Matt Freeman reste sur son côté de scène. Mais à l’occasion de deux chansons, Tim est allé vers la foule et Ruby Soho a fait chanter la foule qui dansait aussi. C’était la première fois que je voyais Rancid et j’ai bien aimé leur prestation.

Pour le rappel ce qui est très rare, les deux groupes principaux Rancid et Dropkick Murphys ont joué ensemble Cretin hop des Ramones, I fought the law des The Clash, Folsom prison blues de Johnny Cash et T.n.t d’Ac/dc

Bonne nouvelle, evenko a annoncé que le 77 Montréal reviendrait l’année prochaine. Tous avaient l’air contents de leur journée. Le site était très bien. On espère que l’année prochaine, on sera sur le nouveau site de l’Ile Sainte-Helene. Il y avait un parc pour enfant et c’était très bien pensé, car il y avait beaucoup de parents avec leurs jeunes enfants vue que les moins de 10 ans pouvaient entrer gratuitement. Deux choses devraient être pris en considération, l’ajout de toilettes et plus de food truck, car il y avait de longues files d’attente. Ce fut un pari risqué, mais très bien réussi, on a passé une très belle journée et on se dit à l’année prochaine.

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Grand connaisseur de la scène heavy metal, Sébastien a cet oeil de lynx affuté qui lui permet de capturer avec sa caméra des photos exceptionnelles des artistes qu'il aperçoit sur scène et de décrire avec justesse leurs performances.

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