Brigitte Boisjoli signé Plamondon : Une surcharge d’énergie et d’émotions

Brigitte Boisjoli présentait son spectacle Brigitte Boisjoli signé Plamondon, le jeudi 11 octobre, à la salle Maisonneuve de la Place des Arts. Le spectacle suit le lancement de l’album éponyme sorti en octobre 2017. Le spectacle a été mis en scène par Pierre Séguin sous la direction musicale de Jean-Philippe Audet. Le répertoire de Plamondon a été interprété par d’immenses interprètes, ce qui constitue un défi en soi que de s’approprier ces chansons si souvent entendues. Et Brigitte Boisjoli a réussi cet exploit avec brio.

En ouverture de spectacle, Brigitte surprend en se levant d’un pouf installé sur la scène, vêtue d’un imperméable et d’un chapeau. Elle se dirigera vers le centre de la scène pour l’interprétation de Monopolis alors que le public l’accueille plutôt discrètement. De nombreuses célébrités sont présentes, Luc Plamondon, Yvon Deschamps et Judy Richard, David La Haye, Philippe Laprise pour n’en nommer que quelques-unes.

Après s’être défait de ses accessoires et après avoir remercié le public d’être présent, elle entame le medley Lolita (Trop Jeune Pour Aimer) et Nuit Magique accompagnée par deux guitaristes : Francis G Veillette et Jean-Philippe Audet, le pianiste Christian Marc Gendron, le bassiste et contre bassiste Sylvain Lamothe et le batteur Martin Adams.  C’est une Brigitte Boisjoli énergique qui parcourt la scène de long en large, ultra souriante, elle s’approprie avec brio la scène de la Salle Maisonneuve.

Suivra des versions fraîchement remixées de La Complainte De La Serveuse Automate et d’Un Garçon pas comme les autres tirés de la comédie musicale légendaire Starmania.  Devant un décor projeté sur une toile de fond affichant un bâtiment représentant l’Underground Café et un second muni d’un auvent où il est inscrit Ziggy.  Le public exprime de plus en plus, son appréciation de la performance de l’interprète.

Elle rejoint son pianiste Christian Marc Gendron pour l’interprétation de Chanson Pour Elvis.  J’ai rencontré L’Homme de ma vie, Question de feeling en duo avec son guitariste Jean-Philippe Audet.  Les musiciens, déguisés, la rejoignent en avant-scène autour de quelques poubelles servant de banc pour interpréter Rill pour rire et Cœur de rocker a capella.

Après l’interprétation de la chanson, Je danse dans ma tête, elle sort de scène pendant que les musiciens poursuivent en version instrumentale. À son retour, vêtue d’un short, camisole, bandeau, elle est prête pour une séance d’aérobie sur J’t’aime comme un fou.

Suite à un bref entracte, Brigitte revient sur scène vêtue d’une robe-manteau blanche pour interpréter magnifiquement, l’Hymne à la beauté du monde.  Elle passe en coulisse retirer sa robe-manteau et revient en robe noire.  Elle s’attaque ensuite au classique Oxygène, pièce qui lui a permis de se faire connaître par Luc Plamondon lors d’un hommage à celui-ci à Toronto.  Une fois de plus, elle impressionne avec son interprétation mordante.

Les chansons Je t’oublierai, Je t’oublierai, Mon P’tit boogie woogie et un medley des ballades incluant Danse avec moi, La Légende de Jimmy, Pour une histoire d’un Soir.

Une sublime interprétation de L’Amour existe encore, chargée d’émotions soulève la salle pour une ovation.  Le spectacle prend fin avec l’exquis medley Le Blues du businessman et Stone.

Au rappel, elle a choisi J’ai besoin de parler, peu connu au Québec, mais très populaire en France.  Elle invite Luc Plamondon à la rejoindre pour la finale, Ma mère chantait.

Tout au long du spectacle des projections sur les toiles en fond de scène accompagnent les chansons.  De la fumée s’échappe d’un cône de construction localisé derrière la batterie.  Des poubelles métalliques argentées décorent l’avant de la scène.

Brigitte Boisjoli est plutôt bavarde, ses interventions avec le public sont fréquentes.  Elle partage avec humour des anecdotes mettant en vedette Luc Plamondon, la présentant tout en oubliant son nom ou se trompant de prénom.  Elle taquine régulièrement ses musiciens.  Elle partage également certains moments plus personnels dont ses peurs du monde dans lequel on vit pour sa fille et sa nervosité avant d’entrer sur scène.

Brigitte Boisjoli n’a rien à envier à ses idoles (Céline Dion, Diane Dufresne, Ginette Reno).  Elle se mérite grandement le titre de bête de scène.  Non seulement elle déploie une énergie sans fin sur scène lorsque les chansons s’y prêtent, elle sait aussi s’imprégner de celles-ci et les livrer avec émotion. Son interprétation de L’Amour existe encore était tellement chargée d’émotions, à ce jour c’est la meilleure prestation que j’ai entendue.  Elle nous fait découvrir le répertoire de Plamondon avec une toute nouvelle saveur, signé Brigitte Boisjoli.

Sa tournée se poursuit le 18 octobre à la salle Odyssée de Gatineau, le 19 octobre au Centre Culturel de Beloeil, le 26 octobre au Pavillon de l’île de Châteauguay, le 27 octobre au Théâtre le Patriote de Sainte-Agathe-Des-Monts.  Consultez la liste complète des spectacles sur le site web : http://brigitteboisjoli.ca/spectacles .

 

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