Cabaret burlesque au Cabaret du Casino: Scarlett James et numéros inusités

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Suzette Paradis

Suzette Paradis est journaliste depuis plus de 25 ans. Elle a fondé Les ArtsZé en août 2016. Précédemment, elle était à la tête de Cinéressources qui a traversé 20 belles années. Ses collaborations en tant que pigistes sont diversifiées - quotidiens, hebdomadaires, mensuels dans des domaines multiples (culturel, alimentation, médecine, politique, etc.)

Le public de tous âges était bel et bien au rendez-vous du spectacle Cabaret burlesque que présente le Cabaret du Casino de Montréal jusqu’au 12 novembre. D’entrée de jeu, avant même que le rideau soit levé, la puissante voix de Rita Tabbakh, vêtue coquine, a pris d’assaut le public bigarré. Venue s’installer sur une plateforme en plein milieu du cabaret, elle a fini la chanson Why don’t you tandis que sur scène, on découvrait allègrement le band de 7 musiciens qui seront l’élément fort de cet univers particulier.

Puis le spectacle burlesque extravagant et surprenant s’est installé au cours de 19 chansons y compris quelques medleys ponctués par l’acteur Paul Cagelet, meneur de jeu, personnage loufoque et satirique, apparaissant sur scène ou dans la salle, libertin et malicieux, comme seul le burlesque le commande.

Au programme entre autres, des classiques comme Big Spender, associé à la comédie musicale Chicago, Mein Herr tiré de Cabaret, Razzle Dazzle, mais aussi d’autres mélodies chantées brillamment par Tamara Dupuis, dont la voix est toujours aussi poignante et Yanick Lanthier dont le talent est immense. Dans la liste des chansons, Fever, Full Monty, Diamonds are forever et Like a Virgin ont été revisitées par une orchestration sans faille menée par Patrick Coiteux avec saxophone, trombone, trompette, flûte, mais aussi la guitare, la basse, les percussions et le clavier.

À ce bassin d’artistes et au thème burlesque, une douzaine de danseurs, femmes et hommes, dont deux acrobates au pole dancing et aux acrobaties aériennes ont su livrer avec énergie et discipline des chorégraphies sensuelles et inusitées et sans doute pas toujours faciles avec les g-strings et les corsages très ténus. De quoi couper le souffle! Non seulement les costumes étaient-ils dans le ton mais les effets visuels servant de décor en mettaient plein la vue.

Le numéro central du spectacle aura été celui de la chef de file du burlesque à Montréal, productrice du Festival Burlesque de Montréal qui a lieu du 13 au 15 octobre au Club Soda : Scarlett James. Entourée de plumes roses dans la plus pure tradition du burlesque, elle s’est avancée dans la salle, séductrice et envoûtante, saisissant au passage l’occasion de faire tomber le chapeau d’un spectateur ou d’entourer de ses plumes un autre, marchant comme une tigresse jusqu’à cette coupe de champagne gigantesque.

Puis de façon très habille, elle a fait son numéro d’effeuilleuse comme Lily St-Cyr le faisait à une autre époque à Montréal. Sous le regard incrédule des spectateurs, Scarlett James est montée dans cette énorme coupe où elle s’est baignée tandis que les chanteurs et danseurs s’exécutaient sur scène.

La fin du spectacle a été ponctuée par un style plus rock mais toujours avec une qualité de son impeccable. Cabaret burlesque, une visite obligatoire pour s’initier au style!

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Cabaret du Casino de Montréal jusqu’au 12 novembre 2016.
Admission: 69.90$

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Suzette Paradis est journaliste depuis plus de 25 ans. Elle a fondé Les ArtsZé en août 2016. Précédemment, elle était à la tête de Cinéressources qui a traversé 20 belles années. Ses collaborations en tant que pigistes sont diversifiées – quotidiens, hebdomadaires, mensuels dans des domaines multiples (culturel, alimentation, médecine, politique, etc.)

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