Cirque Éloize Saloon à St-Tite – divertissant et éblouissant – 16, 17, 18 septembre 2016

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Le nouveau spectacle Cirque Éloize Saloon à St-Tite, soixante quinze minutes avec entracte, de Jeannot Painchaud mêle acrobatie, poésie, danse, musique et humour. C’est sous un chapiteau de mille cinq cents places assises, situé au cœur de Saint-Tite, dans le cadre du festival, qu’il vous donne rendez-vous.

20h15, le public se retrouve dans le noir, alors qu’un trio chantant arrive sur scène. En arrière, comme décor, quelques poutres auxquelles trois écriteaux (hôtel, banque et saloon) sont accrochés, un escalier qui mène à la mezzanine et au rideau rouge.

Du premier au dernier tableau, les compositions d’Éloi Painchaud (le cousin de l’un et le frère de l’autre) est omniprésente et trop forte pour les oreilles sensibles. L’album est disponible pour les amateurs.

Un mini train à vapeur part le bal. Il accompagne une vague de danseurs acrobates portant pantalons à bretelles et chapeaux de cowboys, comme il se doit. En fait, les onze artistes sont multidisciplinaires, outre leur fonction principale, ils chantent, dansent et parfois certains jouent même d’un instrument.

Le plancher se vide pour laisser la place au jongleur de quilles, puis la belle et son partenaire exécutent plusieurs portées, un main à main fort bien maitrisé. Belle performance !

Un clin d’œil au film Pulp Fiction est proposé avec une variante de Gumboots. Un piano de bar se fait entendre en l’honneur des films muets des années 20 et un équilibriste joue avec son objet de prédilection, le chapeau.

Pour le duo féminin, le spectateur doit lever les yeux car les demoiselles se présentent sur un plafonnier, grand lustre rond faisant office de trapèze, souplesse et savoir-faire sont au programme. Elles sont suivies d’un intermède de groupe (retour au sol) qui divertit l’audience, autant que le clown (dont le surnom pourrait être Candide) et ses facéties, entre deux numéros.

Une poursuite sur tapis roulant ramène le petit train, tandis que la chanteuse apparaît pour interpréter Crazy de Patsy Cline. Petit bémol sur le timbre de voix de la jeune femme !

Moment intense, aux sangles aériennes, une démonstration masculine de grand talent fait frissonner l’auditoire.

Associé à l’hommage aux mineurs de fond et aux chercheurs d’or, l’ensemble s’amuse au lasso et au fouet pendant la chanson Ring of Fire de Johnny Cash et June Carter.

Une des scènes les plus représentatives de l’Ouest étant le duel au pistolet, ce dernier se devait d’être là. Un chant choral, a capella, termine le spectacle juste avant les saluts.

Tout ce beau monde évolue sous l’égide du metteur en scène, Emmanuel Guillaume.

Le concept de cette onzième création (en vingt trois ans d’existence) met de l’avant beaucoup d’effets sonores et une évocation de cette période marquante des États-Unis en délaissant un peu l’aspect premier du cirque qui est, bien sûr, de divertir mais surtout d’éblouir avec des prouesses techniques et corporelles (travail constant de plusieurs années) afin de créer l’admiration et l’émotion chez les personnes qui viennent voir les athlètes/artistes dont voici les noms: l’Amoureux – Félix Pouliot, l’Etranger – Jérémy Saint-Jean Picard, le Shérif – Jérôme Hugo, le Joueur -Shéna Tschofen, le Kid – Johan Prytz, le Cowboy et le trio chanteur : Ben Nesrallah/Sophie Beaudet/Trevor Pool, les Vultures.

En cas de pluie, la sécurité primant sur le divertissement, il n’y aura pas de roue Cyr, ni de planche coréenne.
Attention aux quatre poteaux porteurs qui obstruent les rangées situées sur les côtés ! D’ailleurs pour être bien assis, choisissez des sièges de A à I au centre. Pour les petites tailles, prenez les rangées centrales P et Z, elles sont surélevées.

Les 16, 17 et 18 septembre 2016
Cirque Éloize Saloon

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