Courts métrages sur toile : Comment la réalité virtuelle aborde l’art

Pour sa troisième édition, le Cinéma VR du Centre Phi continue de surprendre par des choix éclairés et captivants. Après L’Homme et la machine et la programmation spéciale du Mois de l’Histoire des Noirs, place à cinq films virtuels présentant cinq tableaux célèbres. Ce projet du Festival International du Film de Genève mélangeant cinéma, art et technologie, permet au public de connaître et de comprendre ces œuvres.

Pourquoi la Joconde sourit-elle de cette façon? Ce mystère en restera un ici, mais avouez qu’il peut-être frustrant parfois de ne pas identifier la démarche d’un peintre. On reste béat devant la toile, à chercher une explication logique, à émettre des hypothèses. Si en plus, on ne connaît pas ledit peintre, cela peut être long…

En cinquante minutes, Courts métrages sur toile nous offre la possibilité de lever le voile. Casque virtuel? Écouteurs? Et nous voici parés à démarrer la projection. Cinq petits films défilent devant nos yeux pour nous raconter cinq œuvres bien différentes : L’île des morts d’Arnold Bocklin, Intimités de Félix Valloton, Condamnés à jouer de Peter Brueghel l’Ancien, Un Bar aux Folies bergère de Manet et The Bridge de Nikita Shalenny.

Guidés par une narration tantôt drôle, tantôt grave, nous explorons des lieux, écoutons les personnages, prenons leur place. Peinture, gravure, aquarelle… ces œuvres s’animent et nous sommes invités à découvrir leur histoire et à comprendre comment et pourquoi elles ont été réalisées.

Ludique et accessible, cette expérience nous ouvre des perspectives plus larges que le simple visionnement. Elle éveille notre curiosité, pousse plus loin notre réflexion et agrandit définitivement notre champ de connaissances sur les arts visuels. Un Bar aux Folies bergère est particulièrement réussi, par son revirement surprenant.

Le dernier film The Bridge offre un contraste saisissant, dans son ambiance et sa fin, qui mènent à… un non-dit, une hypothèse.

Encore des hypothèses? Oui, mais avec un imaginaire beaucoup plus vaste.

 

Œuvre présentée : The Bridge de Nikita Shalenny

Durée de la séance : 50 minutes environ

Courts métrages sur toile : jusqu’au 28 avril au Cinéma VR du Centre Phi.

Sujets connexes

Print Share Tweet Follow Email +1 Share