Deerhunter charme le public du Mtelus

Deerhunter, originaire d’Atlanta, 8 albums sortis depuis 2005, sont venus jouer et présenter leur dernier opus Why Hasn’t Everything Already Disappeared? au théâtre National à Montréal. Précédé par une première partie surprenante, le show promet d’être de qualité.

Mary Lattimore est harpiste, que vient-elle faire dans un concert comme celui-ci vous demandez-vous ? Timide, touchant la musicienne est seule sur scène. La musique est légère et douce. Loin d’être classique, elle enregistre des boucles à la harpe sur laquelle elle joue d’autres notes et accords. Cela donne quelque chose de très intéressant, à la fois léger et clair. Ces bidouillages et transformations tendent jusqu’à l’ambiant à certains moments. L’auditoire ne s’attendant sûrement pas à ça, reste captivé jusqu’à la fin de cette première partie.

Contrastant avec ce minimalisme, Deerhunter occupe tout l’espace de la scène. Résolument rock indie, voire garage par moment, le groupe commence avec le morceau Cryptograms. S’ensuit un set de chansons composées des derniers albums avec les balades tranquilles Plains, No One’s Sleeping ou encore What Happens to People. Puis c’est au tour de morceaux plus dynamique tel que Disappearing Ink et Coronado.

Le jeu est précis, tout semble naturel. Sur scène Bradford Cox (le vocaliste) est clairement le plus actif. Néanmoins, il ne vole ni n’éclipse le rôle des autres musiciens. Le batteur est perché sur une estrade, en plus de la scène et surplombe ses acolytes de l’arrière. Le clavier, le guitariste et le bassiste sont de part et d’autre de la scène.

Le dernier morceau, Monomania issu de l’album éponyme fini la soirée en beauté avec la descente de chanteur dans au milieu d’un public hystérique.

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