Du lourd avec LOCHNESS, KINGS DESTROY ainsi qu’UFOMMAMUT !

Les Italiens d’Ufomammut étaient de passage à Montréal au Bar le Ritz vendredi dernier accompagné de la formation New-yorkaise Kings Destroy et de Lochness, un groupe prometteur local. Je me suis armé de mon canon à obturateur afin d’immortaliser ce moment et je dois vous avouer, les ayant manqués à leur dernier passage dans la métropole, j’étais très impatient de les voir enfin.

 

Malheureusement, j’arrivai lorsque Lochness venait de finir sa prestation de Doom aquatique, les connaissant déjà pour les avoir vu quelques fois auparavant, ce fut un moindre mal, mais tout de même une déception, les informations du concert ayant été différentes de la réalité quelque peu : on pouvait lire 19h30 pour l’ouverture des portes mais en fait le concert débutait à 19h00. Je serrai la main de Tony, membre du groupe Lochness et m’excusai de mon absence.

Ensuite j’ai eu le plaisir de revoir pour la deuxième fois en un mois,  Kings Destroy de New York. J’ai été surpris de voir qu’il n’y avait qu’un guitariste sur deux, le second devant être absent pour faire des spectacles avec son autre groupe nommé Breakdown, un groupe hardcore aussi de New York. À noter aussi que les deux guitaristes de Kings Destroy sont aussi membres de la formation légendaire de Brooklyn, Killing time ! Le fait de jouer qu’à une seule guitare nous priva de certaines nuances et mélodies habituelles, mais en même temps donna un son plus hard rock au groupe, faisant dans le desert rock, alternatif, hard rock. Nous avons eu droit à plusieurs pièces dont Nightbird, Fantasma nera, Puppet, Unmake it, Bleed down the sun, l’intéressante Mister O et Yonkers Ceiling. Un peu moins d’une heure de prestation pour nous réchauffer pour Ufomammut.

Et enfin arrive le moment tant attendu, le trio italien monta sur scène et alors le peu d’espace qui restait s’envola en un éclair et je dois avouer avoir dû user de stratégie afin de pouvoir avoir quelques bons clichés à vous proposer ! Cette formation est stable depuis 1999, croyez le ou non. C’est très surprenant venant des groupes d’aujourd’hui qui ont du mal à rester unis aussi longtemps. Ufomammut offre une musique quasi spirituelle, non sans rapeller le groupe d’Al Cisneros, OM. Impliquant une basse à haut niveau de décibels, des pièces aux variations et structures complexes, que l’on voit habituellement dans le rock progressif des années 1960-1970. Et aussi de la répétition, beaucoup de répétitions qui définit bien leur genre d’approche. Ils ont su nous faire planer sans psychotropes, nous brasser lorsqu’il le fallait, nous piéger dans leur musique inspirée et envoûtante. Je suis extrêmement satisfait de cette prestation et j’en redemandais encore !

Sujets connexes

Print Share Tweet Follow Email +1 Share