En primeur à 1001 VIES : « Je veux savoir »

Je veux savoir

Comment est-ce possible que de jeunes gens qui grandissent aujourd’hui dans une démocratie parviennent à l’âge adulte sans avoir été instruits? Comment se fait-il qu’ils n’aient pas eu la liberté d’apprendre? Le documentaire Je veux savoir met en lumière l’histoire du québécois Yohanan Lowen, 37 ans, qui a rompu les liens avec sa communauté il y a quatre ans pour que ses enfants puissent accéder à une éducation séculière que lui-même n’a jamais reçue. Il est la première personne à poursuivre le gouvernement pour avoir omis de respecter ses obligations d’enseignement. ICI RADIOCANADA TÉLÉ présente en primeur ce documentaire dans le cadre de 1001 VIES, le samedi 13 mai à 21 h.

Réalisé par la journaliste Émilie Dubreuil, ce film suit le parcours de Yohanan, sa femme et leurs avocats dans leurs démarches légales visant réparation. Des démarches similaires ont lieu aux États-Unis et en Israël, où les mêmes problèmes se vivent avec plus de résonances. Laïcité, liberté de conscience, éducation… Le film pose des questions d’un grand intérêt public.

Des garçons qui passent toute leur journée, du matin au soir, enterrés dans les Écritures saintes. Tout au long de leur cheminement scolaire, ils apprendront seulement à lire et à interpréter la loi divine écrite dans le temps de Moïse. Des petites filles, dont l’avenir a été décidé pour elles : elles vont être des épouses et des mères. Elles n’iront jamais à l’université, et de toute façon, elles n’ont apparemment aucune envie d’y aller. Ces garçons et filles qui ont grandi dans les communautés juives orthodoxes dans des pays démocratiques sont maintenant des adultes. Ils veulent savoir pourquoi ils n’ont reçu aucune éducation laïque.

Le film se penchera également sur d’autres personnes dans le monde qui, comme Yohanan, se battent pour des réparations pour les générations précédentes et la justice pour ceux à venir. Le film fait écho à la levée de boucliers de ces jeunes contre l’indifférence et tente de comprendre les raisons du rejet en bloc de l’éducation non religieuse par ces communautés, et pourquoi nos sociétés refusent de prendre les mesures nécessaires. Le film explore aussi les conséquences de ce manque d’éducation, en particulier la pauvreté.

Recherche et réalisation : Émilie Dubreuil
Production : Eurêka ! Productions
Réalisateur-coordonnateur (1001 vies ) : Georges Amar

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