Guylaine Tanguay au Cabaret du Casino: «Elvis à ma façon»

Le froid mordant de ce dernier mercredi soir de janvier n’aura pas empêché les fans de Guylaine Tanguay d’être au rendez-vous pour la première de son spectacle en hommage à Elvis Presley. En effet, c’est dans une salle bien remplie d’admirateurs enthousiastes que la chanteuse a cassé la glace avec «Trouble», entourée de 4 musiciens et 6 danseurs. «Vous n’êtes pas trop déçus que je ne porte pas un «jumpsuit» blanc?», lance-t-elle à la blague, ajoutant qu’elle y a pensé, mais que les vêtements blancs sur scène ne sont pas toujours avantageux. Admiratrice de longue date du «King», elle prévient d’entrée de jeu qu’elle ne connaît pas tout de Presley, mais «je vais vous faire Elvis à ma façon.»

On a regroupé les chansons en medley, en commençant par «La période Hollywood» où on retrouve, entre autres, «Jailhouse rock» et «Love me tender». Viennent ensuite «Les années 60» avec «Are you lonesome tonight» et «It’s now or never». Avec guitare et basse acoustiques, «Don’t be cruel», «Heartbreak Hotel» et «Hound dog» sont enlevantes! Les musiciens, sous la direction de Sébastien Dufour, font du bon boulot. Les arrangements sont assez près de ceux de l’album «3764 Elvis Presley BLVD», le violon langoureux en moins et c’est tant mieux !

Guylaine Tanguay et ses danseurs au Cabaret du Casino de Montréal
Crédit photo: Sébastien Jetté

Elvis yodle !

Comme on pouvait s’y attendre, madame s’offre un enchaînement de chansons country reprises par Elvis, dont «I’m so lonesome I could cry» (Hank Williams) et «Always on my mind» (Willie Nelson). Encouragée par des admiratrices qui crient «on t’aime Guylaine», Tanguay nous raconte avoir découvert sur Internet une scène où Elvis s’amuse à yodler en studio.  Il n’en fallait pas plus pour que la chanteuse se laisser aller à quelques mesures de «yodeling», au grand bonheur des spectateurs souvent bavards et trinquant bruyamment, un peu comme dans les clubs de nuit.

«Si tu savais Elvis»

Quelle bonne idée d’avoir intégré au spectacle la mythique «Chanson pour Elvis» de Diane Dufresne. «Cette grande star de chez nous a si bien chanté ce que toutes les filles ressentaient en voyant Elvis», dit Guylaine Tanguay qui ne semblait toutefois pas encore à l’aise avec les paroles et le phrasé musical de ce classique de Luc Plamondon et François Cousineau. Elle enchaîne avec des extraits de versions françaises de Johnny Farago, dont «Un peu fou» (Blue suede shoes» et «Donne-moi ton amour» (I need your love tonight).

Malgré l’énergie débordante de la chaleureuse interprète, le spectacle semble traîner en longueur, surtout durant le medley de chansons reprises par Presley, mais mieux connues par les interprètes originaux, comme «If you love me, let me know (Olivia Newton-John) et «Sweet Caroline» (Neil Diamond).

La voix un peu éraillée dans «Amazing grace», la chanteuse offre ensuite «My way», avant un faux rideau. Puis, à son retour sur scène, elle interpelle gentiment les spectateurs en train de quitter la salle. «Aie! Partez pas, j’en ai une petite dernière!» Et c’est avec «Burning love» qu’elle fait un dernier câlin à son public en s’écriant: «vous êtes toute ma vie!»

Guylaine Tanguay présente son spectacle «3764 Elvis Presley BLVD» au Cabaret du Casino de Montréal le 30 janvier, ainsi que le 1er et le 2 février, avant de partir en tournée dans plus d’une trentaine de villes québécoises.

 

Photos © Sébastien Jetté

 

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