KIRK FRANKLIN, le 4 novembre au Théâtre du Centre Bell et annonce que JIREH Gospel Choir assura la première partie du spectacle.

JIREH Gospel Choir, un ensemble vocal basé à Montréal et dirigé par Carol Bernard, s’est taillé une place enviable dans l’industrie de la musique gospel au Canada et en Europe. Formé d’une douzaine de chanteurs et d’une équipe de musiciens, les membres de JIREH sillonnent les routes du Québec, du Canada, des États-Unis jusqu’en France et en Italie pour partager l’amour de la musique gospel ainsi que son énergie contagieuse. Qu’il se produise en plein air ou dans une salle intime, le groupe offre un gospel électrisant qui ne laisse personne indifférent. Des grands classiques aux compositions originales, JIREH allie gospel traditionnel et contemporain avec brio. Mentionnons qu’en juillet dernier, le groupe a été chaudement applaudi lors de ses spectacles donnés dans le cadre du Festival International de Jazz de Montréal. À propos de JIREH Gospel Choir, visitez : http://jirehgospelchoir.com/

Depuis près de cinq ans, Franklin s’était enroulé dans une couverture faite de ses peurs, ce qui l’empêchait de créer de la nouvelle musique. Il s’est alors plutôt concentré sur son travail d’entrepreneur, développant son étiquette de disque, Fo Yo Soul Recordings et s’occupant de ses artistes. Il a été le producteur exécutif et l’animateur de Sunday Best, le concours musical télévisé le plus populaire de BET, en plus de transformer la chaîne Praise de Sirius XM en Kirk Franklin’s Praise. Il a aussi organisé le brunch gospel d’House of Blues. En 2013, Franklin a été la tête d’affiche de la tournée The King’s Men, aux côtés de Donnie McClurkin, Marvin Sapp et Israel Houghton. Tous ces projets remarquables ont permis à l’artiste gagnant de plusieurs prix Grammy de demeurer connecté à son public. Mais l’acte de ne pas écrire cachait un plus grand problème. « C’est l’orgueil qui se manifestait à travers la peur », affirme Franklin en repensant à cette période. « La peur est profondément enracinée en soi — la peur d’échouer, la peur de ne pas être pertinent, la peur de ne pas être accepté. Toutes ces choses se sont vraiment emparées de moi, si bien que je me suis un peu perdu dans tout ça. »

Il est difficile de croire qu’un artiste ayant vendu plus de 10,5 millions d’albums et ayant remporté 9 prix Grammy, plus de 40 prix Stellar et 16 prix Dove puisse douter de lui-même. Or, lorsque Dieu a envoyé la chanson « Miracles » à Franklin, ce dernier dit que l’écriture lui a permis de repousser sa peur et a ouvert les vannes afin qu’il crée son album le plus complet à ce jour. « Je crois que mon travail est d’être un canal [pour] ce que Dieu veut de moi, et qu’il faut que je cède la place et que je le laisse faire son travail. »

Le 13 novembre 2015, Franklin a fait paraître Losing My Religion. qu’il a produit avec son collaborateur musical de longue date Shaun Martin. Cet album de 13 pièces inclut certaines des voix les plus respectées ainsi que des voix émergentes du monde du gospel et du R&B : la gagnante de la saison 6 de Sunday Best Tasha Page-Lockhart, Zacardi Cortez, Kim Burrell, Lalah Hathaway, Sarah Reeves, Tasha Cobbs et Tamela Mann.

Après 11 albums en 22 ans de carrière, avec Losing My Religion, Kirk Franklin offre à ses admirateurs le meilleur de lui-même — des hymnes entraînants qui éveillent l’esprit (« 123 Victory » et « Over »), des témoignages émouvants (« True Story » et « My World Needs You » avec Sarah Reeves, Tasha Cobbs et Tamela Mann), et des solos sentis de la part des nouvelles vedettes du gospel (« It’s Time » avec Tasha Page-Lockhart et Zacardi Cortez).

Mais un album de Franklin ne serait pas complet sans repousser les limites et changer la perception que le public a du gospel. Ainsi, après l’ouverture en spoken word, il se lance directement dans « Miracles », un rappel inspirant de la valeur de chacun et de l’indéfectible pouvoir de changement de Dieu — jusqu’à la conclusion, où les voix suivantes qu’on entend sont celle d’une mère hurlant après que son enfant a été tué et celle d’un journaliste rapportant la nouvelle en direct du lieu du drame. Franklin termine abruptement la chanson en déclarant que « la révolution est maintenant télévisée » (« The revolution is now being televised »).

Pour lui, il fallait que le message soit direct. « « Miracles » est une idée cinématographique, mais aussi très noble avec les cordes et les cuivres et la longue conclusion. Mais je voulais le reportage à la fin pour rappeler la réalité dans laquelle nous vivons. »

La pièce éponyme de l’album est un clin d’œil aux influences de Franklin au-delà du gospel. Grand amateur de la pop des années 80 et 90, Franklin est impressionné par la chanson « Losing My Religion » de R.E.M. depuis la première fois où il l’a attendu alors qu’il vivait à Fort Worth, au Texas. « Lorsqu’on l’écoute, on comprend que c’est une chanson à propos de quelqu’un qui a vraiment le sentiment de ne pas être bien servi par la religion organisée. Je me suis dit que ce serait un bon jeu de mots d’utiliser ce concept pour créer une pièce spoken word. »

Mais ce n’est pas tout. Pour Franklin, la chanson a un double objectif : « En tant qu’artiste gospel, on a rarement la chance de faire partie du tissu culturel de la culture populaire — de dire et de faire des choses qui font référence à la vie quotidienne des gens. Jay Z a une plate-forme pour faire ça. Kendrick Lamar a une plate-forme pour faire ça. Vous seriez surpris de voir à quel point certaines personnes croient que nous vivons dans notre propre bulle. »

Cette évolution de Franklin comme compositeur semble toucher une corde sensible. « Wanna Be Happy? », le premier extrait de l’album a décroché le record de la meilleure première semaine de ventes d’un simple numérique de musique gospel — surpassant le succès sur les palmarès d’une autre chanson de Franklin, « I Smile », parue en 2011. Toutefois, il ne laisse pas les chiffres interférer avec sa mission. « Je fais très attention de pas trop observer ou être obsédé par ce qui marche et ce qui ne marche pas, car je crois que c’est à ce moment-là qu’on échoue », avance-t-il. Pour Franklin, « Wanna Be Happy? » a un impact parce que « les gens ne réalisent pas que le bonheur exige du travail et que ce travail peut et doit parfois être très douloureux. »

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