Lara: au-delà de la voix

Près de 30 ans après ses débuts au Québec, Lara Fabian vient de s’offrir deux fois le Théâtre St-Denis à guichets fermés, avant de se produire au Centre Vidéotron. Un succès bien mérité pour la Belge d’origine qui livre des chansons de toutes les étapes de sa carrière dans des sonorités résolument contemporaines, grâce à un excellent groupe de 5 musiciens suédois, ainsi que deux choristes (homme et femme). Ça groove !

Hommages et émotion
La chanteuse ouvre le bal avec la très accrocheuse «Chameleon», puis on constate rapidement que le spectacle de sa tournée internationale «Camouflage» a été modifié pour y inclure davantage de chansons en français. Elle enchaîne avec «Je t’aime», une déclaration en dialogue avec ses fans qui, bien sûr, la savent par coeur. S’exprimant toujours avec précision, elle présente «La différence», en remerciant Charles Aznavour de lui avoir inspiré ce thème avec «Comme ils disent». Vient ensuite un vibrant hommage à Maurane dont la photo apparaît sur grand écran durant «Tu es mon autre», que Lara interprète avec le Grec George Perris. L’autre duo de la soirée, «Tu t’en vas», donnera lieu à de touchantes retrouvailles avec Félix Lemelin, protégé de la chanteuse à «La Voix».

Des bémols
Même si le son était bon dans la salle, samedi, la chanteuse a semblé avoir des difficultés à s’entendre et on l’a vu appuyer sur son oreillette durant pratiquement tout le concert! Elle est même sortie de scène pour tenter de régler le problème, apparemment sans succès. Quant aux projections qui accompagnent les chansons, on se demande souvent ce qu’elles apportent. Plus encore, il est un peu gênant d’entendre Lara saluer Montréal et dire qu’elle est heureuse d’être de retour à la maison, alors qu’on projette une image d’un symbole parisien: L’Arc de triomphe!

Un sommet
Cela dit, Lara Fabian n’est pas qu’une voix. Accueillante envers ses invités, sensible et reconnaissante devant un public conquis, elle atteint sans doute le sommet d’émotion de la soirée avec «Je suis malade», qui lui vaut une longue ovation. En plus d’avoir la stature pour revisiter un tel monument de la chanson française, l’auteure-compositrice sait aussi passer avec bonheur à des pièces plus légères comme l’électro-pop «Papillon», tirée de son nouvel album, ou carrément «dance» comme «I will love again». Pas étonnant que le public soit encore au rendez-vous de l’interprète de «J’y crois encore» et «Immortelle» !

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