Le Ballet Eddy Toussaint se fait voler la vedette par la troupe floridienne de la Douglas Anderson School of the Arts

Nous n’avions pas vu la compagnie de danse Eddy Toussaint depuis fort longtemps et sa présentation le samedi 9 mars d’un nouveau ballet intitulé La Môme Piaf à la lointaine Salle Léonardo da Vinci à Saint-Léonard ne pouvait qu’intriguer. La surprise fut de pouvoir surtout assister en première de spectacle à cinq magnifiques chorégraphies superbement imaginées et réalisées par les danseurs invités de la Douglas Anderson School of the Arts venue spécialement de Floride se faire connaître à Montréal.

On y fut au niveau d’excellence virtuose de la danse moderne et classique façon Jerome Robbins et son New York City Ballet! Rien de moins que cette perfection de coordination, de symétrie parfaite des figures, de simultanéité et de spontanéité!  Un magnifique solo intitulé Foreigner dansé par l’électrisant Benjamin Peralta animé par sa propre composition chorégraphique restera en mémoire de même que les vingt-quatre danseurs de la compagnie dans Dream State (chorégraphie de Jennifer Turbyfill) puis celle avec ces deux douzaines de talents qui nous ont éblouis dans l’enlevante Sonata Cantata (chorégraphie Ellie Potts Barrett).

L’oeuvre In the Arms de Rhonda Stampalia sur des chants de Carole King et de Sarah Mclachlan nous a bercés de ces pas de deux et de quatre dont on connaît la vigoureuse acrobatie qu’aux États-Unis (réminiscences de l’American Ballet Theatre et des troupes de danse moderne si florissantes à Manhattan) et il n’est pas possible d’oublier le très beau Say Something de la même chorégraphe. Pour ce qui a trait de la prestation des danseurs du Ballet Eddy Toussaint dont l’école subsiste désormais à Laval, disons de cette deux-centième oeuvre créée, disait-on, par M. Toussaint, qu’on y retrouve une communauté de gestuelle et de pas de danse assez identique à ce qu’on voyait dans cette troupe il y a trente ans..mais on avait alors Anik Bissonnette qui trouve substitut en Natalia Korotkova et celui qui remplacerait Louis Robitaille  s’appelle Timothy Tompkins. Il faut souligner la présence de Louis-Philippe Laurendeau que le chorégraphe identifie textuellement comme étoile montante.

La persévérance du Ballet Eddy Toussaint comme compagnie de danse au Québec est une bonne nouvelle,certes,  mais le langage et le paysage ont beaucoup changé et il s’est enrichi d’acteurs en troupes et de compagnies à la fine pointe de la création artistique moderne tant en danse classique que celles de toutes les influences confondues.

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