Le Salon de la mort: comment alléger le deuil ?

À voir les centaines de personnes présentes dès l’ouverture du tout premier Salon de la mort au Palais des Congrès, samedi matin, on constate que le sujet interpelle des gens de tous les âges. Bien sûr, la perte d’un être cher est éprouvante, mais y-a-t-il de nouvelles façons d’alléger le deuil ?  On serait tenté de répondre oui, entre autres, en parcourant le document «Tout de moi», qui permet d’inscrire les lieux où se trouvent ce que vous voulez léguer à vos proches, ainsi que vos mots de passe. En rédigeant vous-même ce document complémentaire à votre testament, «vous faites votre bilan patrimonial et ça vous amène aussi à faire du ménage dans ce que vous avez amassé», estime Line Gaboury qui a conçu ce guide permettant à vos proches de récupérer vos informations personnelles.

Porter les cendres à son cou
Depuis la nuit des temps, les humains cherchent à conserver des traces matérielles des êtres qu’ils ont aimé. Qu’il s’agisse de rendre visite à ses morts au cimetière ou au colombarium. Mais, «pourquoi faudrait-il absolument conserver les cendres dans une urne», demande Loïc Beaumont-Tremblay qui fabrique des bijoux funéraires avec cendres fusionnées dans le verre, «ce qui permet, par exemple, aux enfants de garder chacun une partie des cendres de leurs parents.
Qu’est ce que l’aquamation ?
Cela dit, l’incinération, elle-même cède du terrain à l’aquamation, qui consiste à laisser le corps se décomposer dans l’eau à l’aide de alcalins. «C’est beaucoup plus respectueux de l’environnement et ça coûte moins cher que la crémation», affirme Éric Lesieur, propriétaire d’un complexe funéraire de Granby.
Alors que des visiteurs émus n’hésitent pas à signer un registre à la mémoire de la comédienne Johanne Fontaine, décédée le mois dernier, on réalise que beaucoup de chemin a été parcouru pour alléger le deuil. Mais, il reste encore beaucoup à faire. Jocelyne Dallaire-Légaré qui a eu l’idée, en 1986, d’installer une garderie dans un salon funéraire estime que cette idée n’a pas encore fait son chemin et «qu’on n’en retrouve que de pâles copies ici et là», mis à part au salon Memoria de la rue Laurier.
Salon de la mort
3 et 4 novembre 2018
Palais des congrès de Montréal

Sujets connexes

%d bloggers like this: