Les adieux de Slayer à la Place Bell

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Leslie Anna

Journaliste et auteure d’un premier ouvrage - La beauté au naturel : produits d’ici et d’ailleurs- aux Éditions Vuibert, Leslie évolue dans le journalisme nature et la communication. Tout en restant profondément attachée à sa première passion, elle n’hésite pas à allier son amour pour la musique et son métier.

Le rendez-vous à ne pas manquer pour tous les amateurs de metal était ce mercredi 30 mai. Le mythique groupe de thrash metal américain SLAYER a réuni près de 10 000 fans à la place Bell de Laval, aux côtés de Testament, Behemoth, Anthrax et Lamb of God. Retour sur une soirée haute en flammes.

Testament est le premier groupe à ouvrir le bal de cette fabuleuse soirée heavy métal. Habitué d’être la tête d’affiche de ses propres tournées, le groupe a apporté avec lui toute l’artillerie lourde relié au thème de leur dernier album. Ils ont commencé avec la chanson Brotherhood of the snake. Le chanteur Chuck Billy était en grande forme et nous a démontré toute son agilité avec son pied de micro avec lequel il faisait de l’air guitare’. Ensuite ils ont enchaîné avec Rise up, Electric Crown, The Pale king, Into the pit qui furent excellentes, puis The new order et Disciples of the watch. Le guitariste Alex Skolnick était excellent en nous lançant quelques solos avec sa guitare Gibson. L’amphithéâtre était pas mal rempli malgré l’heure hâtive du début de leur prestation. La foule était plus tranquille et assise dans les estrades, sûrement pour garder son énergie pour la suite.  Durée 35 minutes.

Behemoth, groupe de black métal mettant en vedette nul autre que le chanteur Nergal. Le groupe a sur scène tout son attirail dont le fabuleux pied de micro du chanteur. Le bassiste Orion et le guitariste Seth ont en leur possession leur pied de micro personnalisé, tandis que le batteur Inferno est caché derrière sa batterie. L’éclairage est remarquable pour cette soirée un contraste avec la noirceur habituelle. Nergal était très en forme en commençant avec la chanson Ov fire and the Void, suivie de Demigod, Ora Pro, Nobi Lucifer, Wolves ov Siberia, Chant for Eschaton 2000, O Father O Satan O Sun! Sur l’une des chanson Nergal s’est permis un bain de foule en allant jouant quelques notes près des barricades. Ce fut une bonne performance de Behemoth en ayant un son différent des autres groupes de la soirée. Le groupe a promis de revenir cet automne. Durée 35 minutes.

Anthrax était de retour dans la région montréalaise après un passage remarqué l’hiver dernier. Groupe habitué d’être en sous-carte du groupe principal, ils ont ouvert les hostilités avec la chanson Caught in a mosh, un classique du groupe suivi de Got the time, I am the law, Madhouse. On a aussi eu droit à une chanson plus récente avec Evil Twin pour leur court passage, mais aussi à des classiques du groupe comme Antisocial, et Indians pour laquelle le chanteur Joey Belladonna a demandé à la foule de faire un gros ‘circle pit’. Le devant du parterre grouillait de partout. Leur excellente prestation fut un peu courte. Durée 40 minutes.

Lamb of God était à nouveau de retour dans la région montréalaise en moins d’ un an. Dès l’arrivée du chanteur Randy Blythe, la foule était en liesse, puis avec les premières notes d’Omerta, la foule a commencé à bouger, même la sécurité était très occupée, car les body surfers arrivaient de partout. Puis ils ont entrepris la chanson Ruin, suivi de Walk with me in hell.  A la batterie se cache un excellent musicien soit Chris Adler dont le frère est le guitariste Will Adler. La foule est vraiment intense, bougeant de partout, ça faisait longtemps que je n’avais pas vu la sécurité être aussi occupée. Ensuite ils ont enchaîné avec Now you got something to die for, 512, Engage the fear machine, Blacken the curve sun, pour terminer cette performance hors pair avec Laid to rest et c’est sur Redneck que l’intensité de la foule atteint son niveau d’agressivité le plus haut. Randy Blythe demanda à la foule de faire le plus gros circle pit de la soirée, même la sécurité devait pousser les barrières sur les côtes tant que la foule bougeait. Ils ont réussi à la repousser sans peine et de misère. Ce fut une excellente prestation de leur part. Durée 50 minutes.

Slayer fait incontestablement partie de ces groupes de métal qui ont su conserver une crédibilité auprès du public tout au long de leur carrière : malgré leur immense succès, et le nombre de fans présents ce soir-là ne fait que le confirmer, ils n’ont jamais cédé aux sirènes de la musique commerciale. Leur son est brut, authentique et intemporel.

Dès les premières notes, les jets de flammes et de vapeur donnent le ton au spectacle qui va suivre, c’est-à-dire un immense show au coeur des ténèbres. C’est seulement après Hate Worldwide que le frontman Tom Araya prendra la parole : “Merci à tous. Vous êtes prêts ? On va passer un putain de moment ensemble  : je veux que vous criez aussi fort que vous pouvez!”.

Tandis que retentissent les premières notes de War Ensemble, le décor change : des crânes vêtus de casques de motards apparaissent. Le public se réveille enfin: un circle pit se forme au milieu de la foule.

Les ambiances, les flammes et les fonds s’enchaînent, dont un fond parodiant le logo de la célèbre marque de bière H avec inscrit Angel of Death. Le groupe enchaîne les 19 titres sans véritable pause, les riffs et les grooves varient, s’entremêlent et s’enchaînent. Au final, Slayer aura offert une parfaite setlist mélangeant les succès de leurs 11 albums studio dont Raining Blood, issu de leur troisième opus Reign in Blood et Repentless de l’album du même nom.

Avec plus de 3000 concerts à son actif en 35 ans de carrière, Slayer nous a fait l’honneur de clôturer sa tournée d’adieu avec son plus grand succès Raining Blood, devant près de 10 000 fans. Après une ovation devant le public, et après avoir lancé quelques baguettes et médiators, les membres du groupe quittent sobrement la scène sous les applaudissements de la salle. “I will miss you,” lance Tom Araya à travers le micro. Quelques-uns tentent un rappel, mais les lumières qui éclairent rapidement la salle nous font comprendre qu’il n’y en aura pas. Malgré une performance musicale sans aucune fausse note, la lassitude semble se faire ressentir. Toute bonne chose a une fin. Durée 1:30

Texte de Sébastien Jetté et Leslie Anna

Photo de Sébastien Jetté

Set List

 

    1. Repentless
    2. Blood Red
    3. Disciple
    4. Mandatory Suicide
    5. Hate Worldwide
    6. War Ensemble
    7. Jihad
    8. When the Stillness Comes
    9. Postmortem
    10. Black Magic
    11. Payback
    12. Seasons in the Abyss
    13. Dittohead
    14. Dead Skin Mask
    15. Hell Awaits
    16. South of Heaven
    17. Raining Blood
    18. Chemical Warfare
    19. Angel of death

 

 

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