L’OSM propose les grands classiques du cinéma de science fiction

Le mercredi 16 mai, la Maison symphonique présentait le concert de l’Orchestre symphonique de Montréal, La science de la science-fiction.  Pour l’occasion, l’OSM jouait des extraits de trames sonores des grands classiques du cinéma. Sous la direction du chef d’orchestre Nathan Brock, la soirée était animée par André Robitaille. René Doyon, professeur de physique à l’Université de Montréal, directeur de l’Observatoire du Mont-Mégantic et de l’Institut de recherche sur les exoplanètes, a participé à la création de ce spectacle en tant que collaborateur au contenu scientifique.

En 2009, Nathan Brock a débuté sa carrière avec l’OSM à titre de chef en résidence. Au cours des cinq années où il a occupé le poste, il a obtenu le prix Opus du Conseil québécois de la musique pour avoir réanimé les programmes pour jeunes adultes. Il était en poste lors du déménagement de l’OSM dans la Maison symphonique et a dirigé l’orchestre à plus de cent-vingt-cinq reprises.  Maintenant il est Kapellmeister au Hamburgische Staatsoper (Opéra d’État de Hambourg).

Le spectacle d’une heure vingt-cinq minutes a été présenté sans entracte jumelant des détails scientifiques dont les auteurs, cinéastes et réalisateurs cinématographiques se sont inspirés pour la création des films de science-fiction. La première pièce était tirée de Star Trek : premier contact, composé par JERRY GOLDSMITH.  Dès la fin de la pièce, l’animateur André Robitaille a fait son entrée en scène rappelant à tous, l’histoire de Star Trek dont la série comprend 731 épisodes et 13 films, dont l’objectif était de trouver une planète pour sauver l’humanité.

Puis, place au classique de Stanley Kubrick : 2001, l’odyssée de l’espace.  Pour la trame sonore, le réalisateur a été piger dans les grands classiques Le beau Danube bleu de JOHANN STRAUSS II et Atmosphères de GYÖRGY LIGETI.  Cette dernière est vraiment particulière, écrite en micro polyphonie et jouée tellement lentement que les changements ne sont pas audibles par les spectateurs. Lorsqu’on assiste à la performance, c’est tout à fait impressionnant de regarder l’orchestre jouer avec une telle lenteur.

Après un court jeu-questionnaire d’André Robitaille, c’est Retour vers le futur qui est en vedette avec, Suite pour orchestre d’Alan Silvestri.

John Williams a plus de soixante ans de carrière, il a remporté 5 oscars pour la meilleure musique de film.  Nous lui devons la musique de Star Wars et E.T L’extra-terrestre, Jurasic Park, et Indiana Jones.  Ce soir, c’est la musique de E.T. Adventures on Earth et trois extraits de Guerre des étoiles qui seront présentés, le thème principal, le thème de la Princesse Leia, et la marche impériale aussi connue sous le thème de Dark Vador.

André Robitaille l’avouera: le dernier tableau emprunté à Star Wars aurait fait une excellente fin de spectacle.  Mais l’équipe a choisi de profiter de ce spectacle pour s’interroger sur l’avenir de la terre. Grâce à la Sérénade pour cordes en mi majeur, « Larghetto » d’ANTONÍN DVOŘÁK du film Arrival.

André Robitaille relie les films et les œuvres musicales par des statistiques scientifiques, des interrogations, des remises en question.

Par exemple, un astronaute pourrait voyager dans le futur en faisant un voyage aller-retour à la vitesse de la lumière et à son retour il serait dans le futur, mais aucun retour possible vers passé.

Une mise en scène met en vedette Hal de l’Odyssée de l’espace qui a le contrôle de la Maison symphonique.  Lorsqu’ André Robitaille a une divergence avec Hal ce dernier ferme son micro, ou éteint les lumières de la salle.  L’intelligence artificielle…est-ce souhaitable ?

La présence des extra-terrestres a toujours intrigué l’humain.  Est-ce qu’on est seul dans l’univers ?  Les scientifiques ont découvert plusieurs planètes qui seraient à la bonne distance de leur lune afin qu’il y ait la présence d’eau et d’une forme de vie.

Sommes-nous en train de détruire la terre ?

Les trames sonores des grands classiques du cinéma ont repris de la beauté en assistant à leur interprétation en direct par l’orchestre. La présentation des thèmes musicaux à l’aide de faits scientifiques a ajouté à l’intérêt à ce spectacle.  J’aurais aimé voir des extraits des films en écoutant leur trame sonore.

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