Quand la passion musicale rime avec ambition phénoménale

J’ai rencontré un passionné de musique, une personne ambitieuse et très proactive dans la scène Montréalaise ainsi qu’à l’international. Passionnée d’un sous-genre de rock qu’est le «stoner rock», j’ai rencontré Éric Varasifsky afin de parler de ses projets et qu’elle nous éclaire sur ce phénomène connaissant une resplendissante montée de popularité ces dernières années.

Martin Desbois
Tu es photographe de métier mais tu inspires une passion très vivante de la musique rock et tout spécialement le «stoner Rock». Qu’est-ce qui t’attire autant vers ce style en particulier? Et pour les non initiés, qu’est-ce que le «stoner rock»?

Éric Varasifsky: Je suis photographe de métier et ex-batteur pour différents projets musicaux, oh boy! pour être franc je n’ai jamais aimé le «deathmétal», le «speed métal» etc. désolé! Par contre je suis fan depuis toujours des films d’horreur des années 70 et du désert, spécialement de la route 66, et des vieux films de voitures et de motards («Vanishing point» et «Hell’s angels on wheels», etc. ). Donc le feeling désert en voiture avec la musique dans le tapis, le vent dans le visage, l’odeur de l’essence, combinés à l’imagerie des films est très fort en moi et le «stoner rock» à un impact similaire à mes oreilles. La découverte du groupe Kyuss a été une révélation, il s’agit du parfait alignement de tous les éléments combinés. Le «stoner rock», le «desert rock», le «doom», le «psychédélique» ou encore le «stoner metal» sont des sous-genres du rock et du métal se caractérisant par des rythmiques hypnotiques, simples et répétitives, caractérisés par une basse très lourde, un chant mélodique et une production « rétro ». C’est comme un retour aux années 70.

Martin Desbois
Tu es l’administrateur d’un groupe Facebook axé sur ce type de rock et des styles qui en découlent, parle-moi un peu de ce groupe, de son évolution et de sa vocation, sa motivation principale pour toi?

Éric Varasifsky: Tout a commencé il y a très longtemps. Stoner rock army, en fait, est la quatrième tentative. Il y a eu auparavant les groupes Facebook «Stoner», «Stoner rock Montréal», «Mtl Stoner» » et ça ne bougeait pas vraiment donc j’ai fermé ces groupes. Mon groupe est un des premiers groupes Facebook pour ce genre même si plusieurs pensent le contraire car à l’époque je ne trouvais aucun groupe relié au genre. Puis j’ai fait un dernier essai et j’ai créé Stoner rock army (inspiré de la Kiss army) qui a commencé avec des amis seulement. De fil en aiguille, des gens s’ajoutaient soudainement et le groupe s’est mis à grandir. Puis à ma grande surprise, des membres de formations me contactaient. Je parlais à mes héros de la scène musicale. C’était irréel. On me remerciait du travail que je faisais. Ensuite des stations de radio me contactaient, des « labels » de disques aussi et le groupe grandissait à vue d’œil. Maintenant quand je vais à des shows, il n’est pas rare qu’on me dise  – hé le stoner rock guy !!! ou bien «hé général!!!» C’est étrange et en même temps flatteur que l’on me reconnaisse pour mon travail. Parfois j’ai la chance d’aller rencontrer les formations «backstage» où je suis reçu en roi. C’est génial de rencontrer ces artistes de talent.

En ce qui concerne ma motivation c’est très simple je veux faire grandir la famille, faire connaître le genre de plus en plus, servir de tremplin à des groupes qui tentent de percer et de former la plus grande armée du style.

Martin Desbois

Ce groupe Facebook se veut la plaque tournante de nombreux de tes projets et se transforme, évolue de façon exponentielle. Que réserve 2019 pour les amateurs et les différents utilisateurs Facebook qui te suivent? Est-ce que tu vises plus grand que le Québec? Quelles sont les limites de la «Stoner Rock Army»? Quels sont tes ambitions ?

Éric Varasifsky: Déjà le groupe est rendu international, donc oui au départ les racines sont ici au Québec, mais le groupe se veut pour tous. Dernièrement, j’ai été contacté par un très bon ami, Marcus Greybeard Pruisner qui anime et diffuse les podcasts «fuzzheavy», et qui est déjà très apprécié et populaire tandis que moi de mon côté je songeais depuis longtemps à une radio pour la stoner rock army. Après des discussions, nous avons décidé de fusionner et maintenant nous avons la radio «Fuzzheavy» et «Stoner rock army». De plus vous avez surement remarqué que le format audio sur vinyle revient de plus en plus. Du coup, j’ai fait la rencontre de Marc-Éric Gagnon de «Stonefly effects» qui a sa propre compagnie de pédales pour guitares et qui, à ma grande découverte, fournit plusieurs formations à travers le monde. Il est aussi grand collectionneur de disques vinyles, donc je n’ai pas hésité à l’inclure  pour qu’il fasse profiter au groupe de ses connaissances. Je n’ai aucune limite, depuis deux ans je travaille pour un Festival américain ici au Québec. Je veut simplement créer une plate-forme qui se veut comme une famille d’artistes et de fans, de passionnés et de collaborateurs unis.

Martin Desbois

Étant moi-même un fan de ce style musical et de tout ce qui en découle, je ne peux que te souhaiter le meilleur qui soit dans tes projets futurs et je te remercie du temps accordé!!!

Éric Varasifsky: Ce fut un honneur Martin, mmerci! tu rockes! Je veux remercier tous les groupes à travers le monde qui travaillent dur, les « records labels » ainsi que les membres de la «Stoner rock army», Marcus, Marc-Éric et tous ceux et celles que je rencontrerai dans le futur, ROCK ON!!!

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