Das Rheingold: rendez-vous avec des dieux canadiens

L’Opéra de Montréal présente L’or du Rhin de Wagner, plus précisément, la production du Minnesota Opera, créée il y a deux ans. C’est avec 115 musiciens, chanteurs et figurants, ainsi qu’un imposant dispositif scénique que ce Das Rheingold  entend transporter le spectateur dans un univers empreint de magie et l’histoire d’un  monde détruit par l’appât du gain et l’esprit guerrier. Si le metteur en scène Brian Staufenbiel et le chef d’orchestre Michael Christie demeurent les mêmes qu’en 2016, on a fait appel à d’autres chanteurs pour la majorité des rôles.

«Six des sept dieux sont canadiens», souligne Michel Beaulac, directeur artistique de l’Opéra de Montréal, en ajoutant que 70% de la distribution est canadienne. «Autrefois, on devait parcourir le monde pour trouver des chanteurs wagnériens! Mais, aujourd’hui, c’est le retour du balancier, après des décennies de développement du chant au pays.»

L’orchestre sur scène et le Rhin dans la fosse

Alors que les dieux apparaîtront sur une passerelle au-dessus de la scène, le Rhin sera symbolisé par de la fumée évoquant ce fleuve dans la fosse d’orchestre, ramenée à environ un mètre de profondeur. C’est aussi dans cet espace que se déroulera la vie souterraine. Rappelons que le nain Alberich, rejeté par les filles du Rhin, réplique en leur dérobant leur précieux trésor (l’or du Rhin) pour en façonner un anneau qui lui permet de dominer le peuple souterrain des Nibelungen et d’amasser sans cesse des richesses.

De leur côté, les dieux furieux décident de voler l’anneau et l’or d’Alberich pour payer les géants qui leurs ont construit un palais. Ces derniers évoluent sur la scène où est placé l’Orchestre métropolitain.  «C’est un choix tout à fait logique, puisque Wagner a voulu que l’orchestre ne soit pas simplement un accompagnateur des voix, mais qu’il participe activement au drame», ajoute monsieur Beaulac. Ce n’est que la deuxième fois de son histoire que l’Opéra de Montréal a recours à un orchestre sur scène, après avoir tenté l’expérience avec Les Feluettes (Michel Marc Bouchard / Kevin March), en 2016.

Opéra : Das Rheingold de Richard Wagner

Langue : en allemand avec surtitres français et anglais

Livret : Richard Wagner

Création : Munich, Königliches Hof- und Nationaltheater, le 22 septembre 1869

Production : Minnesota Opera

Photos: Cory Weaver

 

Distribution:

Ryan McKinny, baryton-basse, dans le rôle mythique de Wotan; le baryton-basse Nathan Berg,  la basse Soloman Howard, la basse Julian Close, et le ténor David Cangelosi. Pour les rôles féminins, la distribution réunit plusieurs chanteuses formées à l’Atelier lyrique: Aidan Ferguson, Caroline Bleau, Catherine Daniel,Andrea Núñez et Florence Bourget. Se joindront à eux, les chanteurs canadiens: Gregory Dahl, Roger Honeywell , Steeve Michaud et Carolyn Sproule qu’on a pu voir dans Rigoletto en ouverture de saison.

À la Salle Wilfrid-Pelletier

Les 10, 13, 15 et 17 novembre

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