Rentrée musicale avec l’apothéose de la Virée Classique couronnant la Fête perpétuelle de la musique à Montréal

À peine finissons-nous de célébrer la fête de la musique montréalaise par dizaines de milliers d’enfants, de parents, de couples et de mélomanes accourus au concert d’ouverture de l’OSM sur l’esplanade du Stade Olympique de Montréal que nous avons été immédiatement survoltés d’émotions, sans relâche, le 31 août mais surtout le samedi 1er septembre à la Virée Classique de l’OSM.

Partout, tout autour de la Place des Arts et de la Maison Symphonique, à prix abordable pour la classe moyenne (10$ à 22$ le billet) donc pour les couples avec deux ou trois enfants, la musique classique fut chantée, dansée, variée sur tous les tons, jouée en ses nombreux styles ou formes ou genres. En somme, sur plus d’une dizaine de scènes ou de sites du quartier des spectacles, le plus éclatant des succès car bon nombre de concerts furent gratuits. Nous avons également entendu avec l’OSM, un opus de musique contemporaine Electric Candlelight Concerto avec le guitariste Steve Hill interprétant cette oeuvre de John Anthony Lennon (né en 1950).

Pendant que les instruments moins connus surtout les vents (cuivres et bois) étaient présentés un par un en des kiosques instructifs, on répétait ou jouait ailleurs des extraits d’opéras avec le Choeur de l’Orchestre Symphonique de Montréal. Il y avait jusqu’à la musique baroque qui était présente avec nos meilleurs clavecinistes québécois jouant le Concerto pour trois clavecins de Bach (Luc Beauséjour, Geneviève Soly dont j’ai apparenté la silhouette -en présence scénique- avec quelque membre de l’illustre famille musicienne québécoise des Lagacé , Mark Edwards), puis le quatrième Concerto brandebourgeois dirigé par un Kent Nagano omniprésent et de bonne humeur. Le chef avait une énergie phénoménale: il allait d’une salle à l’autre jusqu’au Piano Nobile même pour écouter avec recueillement le dernier mouvement de la difficile sonate de Samuel Barber jouée par le récent second prix du Concours de piano texan Van Cliburn, le jeune pianiste Kenneth Broberg.

On a eu droit à des films sur la musique, puis des accompagnements à l’orgue Pierre Béïque de classiques de films muets signés Laurel et Hardy. Il y en a donc eu pour tous les goûts… soit même par-delà le Messiaen d’office, des arrangements de chansons célèbres créés par notre barde national Gilles VIgneault qui donnera bientôt (en octobre à la Cinquième Salle) un nouveau récital à ne pas rater. C’est donc pour faire honneur à ce grand rassemblement par un rapide survol de notre kermesse musicale estivale que je dois enchaîner et faire l’annonce de plusieurs bonnes nouvelles: tout d’abord, la distinction du troisième grand prix obtenu par la mezzo-soprano montréalaise Rihab Chaieb au Concours Operalia 2018 à Lisbonne, il y a quelques jours: présidé par Placido Domingo, c’est un concours de toute première importance du moins pour lancer énergiquement une carrière internationale puisqu’il est le rendrez-vous des producteurs du monde entier et des gens vraiment actifs dans le milieu opératique. Deuxièmement, il faut assister au récital d’ouverture de la saison 2018-2019 du Ladies Morning Musical Club, cette organisation remarquable, avec les 24 lieders du Voyage d’Hiver de Franz Schubert chantés, salle Pollack, par le baryton Philippe Sly accompagné par Michael McMahon, dimanche le 9 septembre prochain, à 15h30. Troisièmement, dernière annonce et non la moindre, Emily d’Angelo, mezzo-soprano, second prix du Concours de chant de Montréal ce printemps dernier, s’est vu adjuger deux premiers prix au concours Operalia 2018, mais alors qui dit mieux? Les talents de chez nous se portent donc à merveille! Jusqu’au 2 septembre, la fête montréalaise de la musique où mélomanes, en couples, en famille classique mais il y en avait vraiment pour tous les goûts! organisée dans la liesse générale par toute l’équipe de l’OSM, ses partenaires et ses bénévoles

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