Trisomie 21, élégance froide

Jeudi 4 octobre, le bar le Ritz PCB accueillait le concert de Trisomie 21 affichant complet et accompagné de deux autres groupes: la soirée fut un succès.

Premier groupe à se lancer donc, Morthouse débute aux alentours de 21h30. Dans une salle pleine mais pas encore tout à fait comble, la formation de Montréal entame un set de 5 morceaux. Début calme avec des nappes électroniques douces, le beat se fait de plus en plus présent. Les second et troisième titres sont plus techno/electro avec toutefois des passages très intéressants mêlant le côté hyper structuré et rythmé de la techno et une forme totalement organique influencé par la noise. La salle est sous le charme et applaudit copieusement.

Besatzung prend le relais après une courte pause. Également basé à Montréal. Plus électronica et expérimentale, boucles de guitare enregistrés, les sons venant de l’ambiante se mélangent à une ambiance cold wave. Le mix est réussi et les morceaux passent rapidement sans toutefois faire une aussi bonne impression que le groupe précédant.

Viens enfin ce que tout le monde attend, Trisomie 21. Né au début des années 1980, le duo français (maintenant trio avec le guitariste Bruno Objoie) est composé par Hervé et Philippe Lomprez. Avec près de 40 ans d’existence, le risque de se démoder ou de trop changer est élevé. Pourtant ici il n’en ait rien. Même si le style diffère d’entre les années 80-90 et leur dernier album, ce n’est ni un objet totalement différent, ni la même chose. Les chansons s’enchainent merveilleusement bien. L’élégant « Where Men Sit » ouvre le concert. Les spectateurs sont conquis et reconnaissent chaque morceau au bout de quelques notes. Les titres cultes se suivent. On peux noter entre autres « Jakarta », « Waiting for », « Il se noie » et « La fête triste » parmi le petite vingtaine de chansons jouées. Il y a vraiment une communion avec le public, quelque chose de rare et d’humain. Marquée par le post-punk et les synthés, la cold-wave de Trisomie 21 est toutefois très actuelle. Le trio fini par l’iconique « The last song ».

Intemporel est le mot qui vient à l’esprit lorsque l’on repense au concert. Trisomie 21 est un groupe difficile à classer: cold wave, post punk, industriel, électronique, peu importe. Il y a à la fois quelque chose de léger et profond dans leurs chansons qui fait que l’on est bien quand on les écoute et c’est là l’essentiel.

 

Photos: Vincent Azaïs

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