Candide, production merveilleuse, présentée en collaboration avec le Théâtre Denise-Pelletier, est une création du prolifique Théâtre Tout à Trac (que l’on connaissait déjà pour Le rêveur dans son bain et Münchhausen, les machineries de l’imaginaire).
Hier soir au Théâtre Denise-Pelletier, Candide s’imposa comme une adaptation inventive, cocasse et rafraîchissante de l’œuvre la plus célèbre de Voltaire (1759). À la fois conte philosophique, satire mordante et roman d’aventures trépidantes, l’oeuvre fut revisitée par le créateur toujours inspiré Hugo Bélanger, qui signa l’adaptation formidable et la mise en scène excellente.
Avec une imagination débordante et une puissante théâtralité, il composa une fresque foisonnante au cœur des paradoxes de l’expérience humaine. Sur scène circulaient avec virtuosité le jeu masqué et choral, le théâtre d’ombres, la comédie musicale et l’art de la marionnette.
Ce spectacle, empreint d’un humour sarcastique et libérateur, explora de nombreuses idées du Siècle des Lumières – des concepts qui trouvaient un écho saisissant encore aujourd’hui – qu’il s’agisse de la religion et du fanatisme, du bonheur et de la fatalité, ou de l’indépendance et de la tyrannie.
Au fil des aventures rocambolesques de ce héros naïf (incarné avec brio par Gabriel Favreau) à travers l’Europe et le Nouveau-Monde, les injustices et les absurdités du monde furent dénoncées. La distribution fabuleuse comprenait également Carl Béchard, Éloi Cousineau, Florence Deschênes, Tommy Joubert, Marilou Leblanc, Phara Thibault et Marie-Ève Trudel.
Cette production de Candide est une profonde méditation sur la nature du bonheur. Elle nous rappelle qu’au-delà de nos imperfections et des épreuves de l’existence, nous sommes les dépositaires des dons précieux du rire et du rêve. J’ai rarement vu sur scène un voyage philosophique et créatif aussi revigorant et plein de vie !
Candide : Le Conte Philosophique des Lumières
Publié en 1759, Candide ou l’Optimisme est le chef-d’œuvre du philosophe des Lumières, Voltaire. Sous la forme d’un conte ironique et rythmé, l’œuvre suit les mésaventures de Candide, un jeune homme naïf élevé dans la doctrine que « tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles ».
Chassé du paradis illusoire de son château, Candide est confronté aux pires atrocités – guerres, tremblements de terre, injustice et cruauté – au fil d’un tour du monde mouvementé. Ce voyage initiatique vise à démonter l’optimisme béat de l’époque et à amener le héros à une conclusion pragmatique : celle de la nécessité d’agir concrètement pour son propre bien-être, résumée par la célèbre formule : « Il faut cultiver notre jardin. »
Jusqu’au 6 décembre.


































































