Malgré un froid de canard à l’extérieur, la Place Bell était bien remplie pour accueillir Papa Roach, accompagné de The Used et de Sleep Theory. Dès les premières notes, il était évident que le public n’allait pas regretter le déplacement : l’ambiance était électrique et la soirée s’annonçait explosive.
Le spectacle a pris son envol avec « Even If It Kills Me », une ouverture marquée par des flammes qui ont accompagné toute la chanson et donné immédiatement le ton. La table était mise pour une soirée riche en pyrotechnie, et Papa Roach s’est montré en pleine possession de sa puissance musicale dès les premières minutes.
Sur « Kill the Noise », un énorme wall of death s’est formé dès l’introduction, déclenchant une vague d’énergie brute dans la foule. Plus tard, pendant « Getting Away with Murder », des jets d’air ont ajouté une dimension visuelle supplémentaire au chaos contrôlé du groupe.
Le groupe a ensuite surpris l’audience en introduisant ses comparses sur le classique « California Love » de 2Pac.
Dans un moment de communion totale, Jacoby Shaddix a fait asseoir les spectateurs dans les estrades et mettre à genoux ceux du parterre, avant de les faire bondir tous ensemble sur son signal.
Un moment de douceur est venu avec « Leave a Light On », présenté en version acoustique.
La salle entière s’est illuminée des lumières de téléphones cellulaires, créant une atmosphère chargée d’émotion. Avant d’entamer la pièce, le chanteur a diffusé un message préenregistré abordant la prévention du suicide et annonçant que le groupe effectuerait un don à un organisme loca, un geste salué par le public.
Pour le rappel, Papa Roach a réservé ses plus grands succès. « Between Angels and Insects » a pris une dimension nostalgique grâce aux images d’archives projetées sur les écrans géants.
Comme à son habitude, Jacoby Shaddix est allé à la rencontre du public, revisitant quelques classiques du rock et du métal avec humour et énergie, dont « Blind », « My Own Summer (Shove It) », « Break Stuff » et même « Chop Suey! », qu’il a ponctuée d’un bodysurf jusqu’à la scène.
La soirée s’est conclue sur l’incontournable « Last Resort », le plus grand succès du groupe, repris à pleine voix par l’ensemble de la salle. Une fin explosive pour un concert qui a démontré que, plus de vingt ans après leurs débuts, Papa Roach n’a rien perdu de sa fougue.




































































