Pour marquer le 50ème anniversaire de l’album Neiges, l’Orchestre Métropolitain (OM) rend hommage au compositeur et pianiste André Gagnon (1936-2020) avec un magnifique concert, sous la direction de la cheffe d’orchestre Léa Moisan-Perrier.
Dès l’entrée dans la salle de la Maison Symphonique inaugurée en 2011, les spectateurs qui comptent beaucoup de boomers, sont replongés dans l’ambiance des années 70 : une boule disco au plafond projette les flocons d’une tempête de neige dans la salle; plus tard, ce seront des étoiles que l’on verra. Deux pianos à queue trônent l’un en face de l’autre, au milieu de la scène. Les projecteurs cependant, nous aveugleront parfois avec une lumière un peu trop intense.
L’album Neiges, qui célèbre la culture québécoise, s’est vendu à 700,000 copies ; c’est un mélange de musique classique, populaire ainsi que du disco.
André Gagnon, qui avait une formation en musique classique, était connu jusqu’au Japon ; il a rendu la musique classique amusante et accessible pour tous. Au Québec, beaucoup de pianistes sont ses héritiers.
D’une baguette de maître, Léa Moisan-Perrier dirige l’orchestre, le Choeur Métropolitain d’environ 90 personnes et les 2 pianistes, Rousso et Julie Lamontagne. Le programme du concert, intitulé Neiges : L’OM célèbre André Gagnon, présenté par Le Groupe Maurice, comprenait les pièces marquantes suivantes: Dédéthoven, inspiré par Beethoven, la Chanson pour Renée Claude et la pièce Wow.
Les 2 pianistes, en blanc et noir, jouent parfois en solo, parfois à 4 mains ; par leur performance, ils ont su rendre le génie d’André Gagnon, le 1er pianiste du Québec.
Quant au violoneux David Boulanger, il joue des claquettes, accompagné d’un joueur de cuillères. Il brillera dans le Petit concerto pour Carignan et orchestre, dédié au meilleur violoniste du Québec, Jean Carignan. Le concert voyage entre la musique entraînante puis calme, entre la festivité et la nostalgie.
Dans la deuxième partie du concert, on entend un merveilleux Magnificat, un trot et un medley où l’on reconnait quatre pièces de ciné-cadeau. La cheffe d’orchestre, les pianistes et le violoneux auront droit à une très longue ovation.
Dans une causerie post-concert, ils nous apprendront plusieurs faits intéressants:
– Léa Moisan-Perrier dirigeait l’OM pour la première fois, un orchestre deux fois plus gros que l’orchestre original d’André Gagnon. C’était comme si le génie du maître était présent avec nous.
– Julie Lamontagne a 50 ans cette année, comme l’album ; les gens fredonnent sa musique sans savoir que c’est de lui.
– Rousso, aussi à son premier concert avec l’OM, a une formation en musique classique et a gagné le prix André Gagnon. Après plusieurs mois de pratique, il a réussi à jouer avec le brio du virtuose.
– David Boulanger nous apprend qu’il n’a jamais joué devant une si grande foule dans ses salons, ni été autant ovationné par les spectateurs.
Photos : François Goupil


































































