Quelle belle expérience que celle vécue le 25 septembre à l’Agora de la danse ! Dès les premiers instants de V!TAL, la puissante création d’Ismaël Mouaraki, on est fasciné par la danse énergique et la musique jouée en direct. Le mouvement pur y est offert en abondance.
Tout commence dans le calme. Une lumière douce, deux musiciens, un plateau vide, et c’est tout. Le premier danseur entre en scène et frappe sur son corps le rythme des percussions, en harmonie avec la musique. Au fil du spectacle, celle-ci glisse vers des mélodies aux accents de transe, portées par la batterie, la guitare, la flûte et la voix. Puis le calme cède la place à un véritable tourbillon.
Un à un, les autres danseurs s’avancent. Yassine Khyar, Etienne Léonard-Benoit, Erismel Mejias, Laura Perron, Marie-Maxime Ross et Zack Van Gils forment une équipe soudée : ils se stimulent les uns les autres et s’investissent à cent pour cent.

À la croisée des danses urbaines et contemporaines, leurs corps font naître une tension fertile entre combat et célébration. Les interprètes ne se contentent pas de recevoir la musique, ils l’incarnent. Le groupe se sépare parfois en duos ou en solos, mais il se retrouve toujours avant que la lumière ne s’éteigne.
Cette fresque en mouvement doit beaucoup à Olivier Landry-Gagnon (compositeur et musicien : synthétiseur, voix, guitare et basse) et à Olivier Cousineau (batterie). Leur trame sonore incandescente est exécutée avec brio.
Dans cet espace vibrant où le mouvement et le son se répondent en temps réel, des interprètes solides et des musiciens hors pair unissent leurs talents. V!TAL s’impose ainsi comme un manifeste, à la fois viscéral et nécessaire.
L’œuvre est portée par la vision d’Ismaël Mouaraki, chorégraphe et fondateur de la compagnie Destins Croisés. Depuis 2003, il y développe une signature artistique ancrée dans la découverte de l’autre et l’exploration de la condition humaine. La gestuelle de V!TAL a d’ailleurs été façonnée en étroite collaboration avec les interprètes.
En sortant de la salle, les émotions se mélangent, mais elles ont toutes un point commun : elles nous font sentir profondément vivants. Le public a répondu par une longue ovation debout, ponctuée de cris de joie et de bravos. C’était la plus belle réponse possible à une prestation d’une énergie rare, où danseurs et musiciens se sont livrés tout entiers à la célébration de la danse.
En tournée
Le spectacle poursuit sa route sur les scènes québécoises :
- 22 novembre, 16 h : Salle Edwin-Bélanger, Montmagny
- 1er décembre, 19 h 30 : Grand Théâtre de Québec
Photos : Sylvie-Ann Paré
Tous les spectacles de l’Agora de la danse.
![Vue de l’œuvre de Chiharu Shiota Accumulation—Searching for the Destination [Accumulation – en quête de la destination] (2014/2026), dans l’exposition Chiharu Shiota : Les frémissements de l’âme au Musée des beaux-arts de Montréal. Collection de l’artiste. © Chiharu Shiota / VG Bild-Kunst, Bonn / CARCC Ottawa 2026. Photo MBAM, Julie Ciot](https://lesartsze.com/wp-content/uploads/2026/09/Shiota_comm-_DSF9895c_JC-MOD-360x180.jpg)





























































![Vue de l’œuvre de Chiharu Shiota Accumulation—Searching for the Destination [Accumulation – en quête de la destination] (2014/2026), dans l’exposition Chiharu Shiota : Les frémissements de l’âme au Musée des beaux-arts de Montréal. Collection de l’artiste. © Chiharu Shiota / VG Bild-Kunst, Bonn / CARCC Ottawa 2026. Photo MBAM, Julie Ciot](https://lesartsze.com/wp-content/uploads/2026/09/Shiota_comm-_DSF9895c_JC-MOD-120x86.jpg)