Dimanche le 20 septembre dernier, le MTELUS de Montréal a résonné au rythme d’une solide soirée de métal symphonique et mélodique. Malgré une foule un peu plus timide, en raison d’un soir de semaine et d’un calendrier de concerts bien chargé au cours de la même semaine, le public a eu droit à des prestations d’une grande générosité, marquées par des découvertes et des moments de pure communion entre les artistes et leurs fans.
Frozen Crown : Une première canadienne marquante
La soirée s’est amorcée en force avec Frozen Crown, un groupe de power metal venu tout droit d’Italie qui signait ici sa toute première tournée en sol canadien. Il est plutôt rare qu’un groupe invité à ouvrir une soirée réussisse à capter l’attention de la sorte dès les premières minutes, mais la fougue des Italiens a fait mouche. Visiblement émus et revigorés par l’accueil chaleureux de la foule montréalaise, les membres ont offert une énergie contagieuse.
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Visions of Atlantis : L’appel de la piraterie
Visions of Atlantis possède une fan base particulièrement fidèle et engagée au Québec, comme en témoignait la présence de quelques irréductibles habillés en mode pirate pour faire honneur à l’univers du groupe. Ayant troqué le simple statut de première partie pour s’offrir un décor thématique avec un impressionnant b, le groupe autrichien a su s’imposer.
La chanteuse Clémentine Delauney a captivé tous les regards dans sa grande robe rouge virevoltante, tout en charmant l’auditoire avec ses nombreuses interventions entièrement faites en français.
En misant sur des valeurs sûres telles que Master the Hurricane et Clocks, la formation a offert une solide prestation de huit chansons. L’apogée fut sans conteste l’exécution de la pièce Armada, pour laquelle le chanteur a réclamé (et obtenu) un impressionnant circle pit de la part d’un parterre conquis. On en redemande, idéalement cette fois-ci en tête d’affiche !
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Kamelot : L’artillerie lourde du métal symphonique
En tête d’affiche, Kamelot a déployé les grands moyens avec une production visuelle irréprochable. Le décor se distinguait par une estrade surélevée pour le batteur et le claviériste, encadrant deux colonnes de lumières ainsi qu’une élégante chaise gothique trônant au centre. Si les jeux de lumière se sont révélés sublimes, l’omniprésence des teintes rouges a parfois donné fil à retordre aux photographes présents dans la fosse !
Le groupe a amorcé son set avec la pièce Ashen World, interprétée en duo avec Giada Etro (chanteuse de Frozen Crown), rapidement enchaînée avec The Great Pandemonium, l’une des favorites du public. Le charismatique chanteur Tommy Karevik n’a d’ailleurs pas hésité à descendre au plus près de ses fans, épaulé par ses complices de longue date : le guitariste et fondateur Thomas Youngblood, le claviériste Oliver Palotai, le bassiste Sean Tibbetts, ainsi que le batteur Alex Landenburg.
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Tout au long de la soirée, le claviériste a brillé par son dynamisme, désertant parfois son poste fixe pour s’avancer sur scène muni d’un clavier-guitare. L’un des moments les plus magiques de la prestation fut sans doute l’interprétation de New Babylon, de nouveau sublimée par la voix de Giada Etro. Malgré une découverte tardive de leur riche répertoire, Kamelot a livré une performance mémorable qui confirme leur statut de maîtres incontournables du genre.






























































