Souvent comparée à Billie Holiday pour la texture de sa voix, Madeleine Peyroux, une diva du jazz, a donné au Théâtre Maisonneuve un concert intime plein d’humour et d’auto-dérision entourée de ses quatre musiciens talentueux dans le cadre du Festival international de jazz de Montréal.
Décontractée, la New Yorkaise a alterné durant toute sa prestation entre le jeu de guitare et celui du ukelele qu’elle maîtrise à souhait. Attaché au col de sa guitare se trouvait l’étiquette d’achat de ce nouvel instrument acquis en catastrophe à Montréal, car la compagnie aérienne Delta ayant détruit sa guitare en cours de transport.
Si la carrière de Peyroux a commencé à 15 ans comme musicienne de rue dans le Quartier latin à Paris, sur scène, elle affiche la désinvolture et l’aisance de celle qui en a vu d’autres. Entourée de musiciens au clavier, à la batterie, à la guitare et à la basse, elle pigera, irrésistible, des chansons de ses huit albums en 22 ans de carrière et enjôlera ce public pendu à ses lèvres.
À plusieurs reprises elle fera allusion au côté triste de son répertoire avant d’annoncer à la blague qu’elle chanterait Honey Party, une de ses joyeuses. Avec cette voix plaintive, elle ne manquera pas de nous livrer Dance me to the end of love, le grand classique de Leonard Cohen qui a été un des succès sur sa route ainsi que la traditionnelle Careless Love. En français, elle s’appropriera La javanaise de Gainsbourg et s’amusera avec ses musiciens avec If the sea was whiskey.
On apprend vite à aimer Madeleine Peyroux, cette américaine qui parle le français, les blues qu’elle chante, son look hyppie avec ses longues boucles d’oreille, sa sobriété, sa guitare et surtout son ukelele…
Avec en première partie, le trio Yaron Herman trio, la soirée aura été quelque chose de merveilleux.




























































