Mardi dernier, à la Maison Symphonique de Montréal, sous la direction magistrale de Yannick Nézet-Séguin, l’Orchestre Métropolitain (OM) présentait son concert intitulé Échos de la Forêt, dans le cadre du Conseil des Arts de Montréal en tournée. Au programme, une ouverture de Brahms, un concerto d’Antonin Dvořák et une symphonie de Rita Strohl.
La première pièce, l’Ouverture tragique op.82, du compositeur viennois Johannes Brahms, est une oeuvre dramatique écrite en 1880, où le tuba crée des tons qui en font une oeuvre dramatique, que Brahms qualifie d’oeuvre qui pleure.
Dans le Concerto pour violoncelle en si mineur, op. 104 de Dvořák, composé en 1894-1895 aux États-Unis, on assiste à un véritable dialogue entre le violoncelle et le reste de l’orchestre; les cors prennent aussi une place majestueuse dans ce concerto.
Le violoncelliste invité Jean-Guihen Queyras nous montre ici tout son talent en nous livrant une interprétation remarquable du concerto. D’un crescendo au tempo allegro, il nous fait passer à la douce mélodie au tempo adagio, avant de retouner à l’allegro pour la finale.
Le violoncelliste virtuose excelle dans le rythme plus rapide de la finale. Après une une longue ovation debout de la part du public auquel il aura droit, il nous offrira un morceau supplémentaire.
Queyras est régulièrement invité par des orchestres de renommée internationale à se produire dans les plus grandes salles de concerts et festivals du monde.
La dernière oeuvre jouée par l’Orcheste Métropolitain, la Symphonie de la Forêt, est une partition oubliée de la compositrice peu connue Rita Strohl, (née Marguerite La Villette en 1865), décédée en 1941. Dans les quatre mouvements (L’étang, L’âme en peine, Marche funèbre d’un scarabée, Chasse à l’aurore – Aurore et Lever de soleil) de cette symphonie, composée en 1901, on peut entendre le murmure et le frémissement des feuilles de la forêt à travers le trémolo des instruments.

Yannick Nézet-Séguin, chef principal et directeur artistique de l’Orcheste Métropolitain depuis l’année 2000, transmet son énergie à l’orchestre tout au long du concert. Récipiendaire de cinq Prix Grammy, sa passion communicative a conduit l’Orchestre lors de récentes tournées aux États-Unis ou en Europe, sur les plus grandes scènes mondiales.
Photos : François Goupil
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