Dix ans après sa disparition, le nom de Mario Bartolini (1930-2015) résonne avec une force nouvelle dans le paysage artistique montréalais. Après le succès fulgurant de la première partie de sa rétrospective à l’automne 2025, la Galerie Art Mûr présente, du 15 au 30 mai, une nouvelle sélection d’œuvres inédites de cet artiste dont le parcours fut aussi prestigieux que discret.

Une reconnaissance tardive mais triomphale
Le destin des œuvres de Bartolini a pris un tournant inattendu l’automne dernier. Alors que la première exposition était consacrée à ses sculptures métalliques, la quasi-totalité de la collection a trouvé preneur à la surprise générale. Pour son fils, Dino, cette réussite est l’aboutissement d’un long cheminement.
« C’est quelque chose qui aurait dû être fait il y a 40 ans, mais mon père s’y était opposé, et j’ai respecté sa décision », explique Dino. « Ces œuvres ne servent à rien dans une boîte ou un sous-sol ; elles doivent être vues. »
Au-delà des ventes, cet événement a permis de clore une boucle émotionnelle. Dino y a rencontré d’anciens élèves et collègues de son père, découvrant par leurs anecdotes un homme dont l’influence pédagogique était immense.
Un artiste de conviction, de l’Expo 67 au Musée Rodin
Si Mario Bartolini n’a jamais cherché le succès commercial — par aversion pour la marchandisation de l’art — sa carrière n’en fut pas moins jalonnée de moments historiques. Au fil des témoignages recueillis, on redécouvre un artiste dont les œuvres ont voyagé :
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Rayonnement international : Des expositions à New York et Paris, notamment au prestigieux Musée Rodin.
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Ancrage québécois : Des présences remarquées au Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) et lors de l’emblématique Expo 67 à Montréal.
Ancien enseignant respecté, il a marqué des générations d’étudiants en leur apprenant à insuffler la vie à leurs propres créations, tout en restant fidèle à ses principes d’intégrité artistique.
La nouvelle exposition : Terre, bois et intimité
Fort de l’enthousiasme du public, Dino a ouvert de nouvelles boîtes entreposées pour dévoiler des facettes encore méconnues du travail de son père. Cette seconde édition met l’accent sur :
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La Terre Cuite et les Carreaux : Une exploration de la finesse et du détail.
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Le Bois et le Métal : Une sélection de sculptures inédites jouant sur les contrastes de chaleur et de structure.
Cette exposition est aussi un hommage à la résilience, Dino ayant porté ce projet après avoir accompagné son père durant une longue lutte contre la maladie d’Alzheimer. Ne manquez pas cette occasion de découvrir l’œuvre d’un « véritable artiste » qui a choisi l’ombre pour mieux laisser briller sa création. Un rendez-vous essentiel avec l’histoire de l’art montréalais!






























































