Le 11 août dernier, le MTelus de Montréal s’est transformé en véritable temple des ténèbres le temps d’une soirée placée sous le signe du black métal. Si l’affiche initiale prévoyait la présence d’Hypocrisy, des problèmes de visa de dernière minute ont malheureusement contraint ces derniers à rester en Europe. Qu’à cela ne tienne, les fans de la métropole ont tout de même eu droit à un double plateau redoutable, mené par le mastodonte norvégien Dimmu Borgir et la formation de black métal raw Hulder.
Hulder : l’obscurité médiéval
Pour ouvrir cette soirée sombre, le public a pu se plonger dans l’univers de Hulder. Porté par sa force créatrice unique, le groupe propose un black métal à la fois raw et atmosphérique, habilement teinté de mélodies lugubres et d’ambiances médiévales d’un autre temps. Une entrée en matière percutante qui a instantanément donné le ton aux hostilités.
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Le grand retour de Dimmu Borgir
Huit ans s’étaient écoulés depuis la dernière visite de Dimmu Borgir en sol montréalais. C’est donc avec un plaisir non dissimulé et une énergie féroce que le chanteur Shagrath (Norvège) a salué la foule, accompagné sur scène par le cofondateur Silenoz (guitare), Galder (guitare), Daray (batterie), Gerlioz (claviers) et Victor Brandt (basse).
Dans une mise en scène épurée où seul trônait un immense visuel géant suspendu derrière le batteur, le groupe a immédiatement captivé l’assistance. La prestation s’est amorcée avec de nouvelles compositions issues de leur album Grand Serpent Rising, soit Ulvgjeld & Blodsodel, suivies de près par Ascent et As Seen in the Unseen. Fidèle à l’ambiance des grandes messes extrêmes, certains membres du public — arborait fièrement de superbes corpse paint — a préféré vivre le spectacle dans une écoute religieuse et hypnotique, avant que la foule ne se déchaîne et se mette enfin de la partie vers la toute fin du concert.
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Des classiques intemporels
Le reste de la setlist s’est avéré un véritable voyage à travers les 8 albums du groupe, alternant entre puissance symphonique et noirceur brute. Mention spéciale à l’exécution de Puritania, tout simplement magistrale : portée par des riffs de guitare incisifs et un son de batterie d’une efficacité redoutable, elle s’est imposée comme l’un des moments forts de la soirée pour les fervents admirateurs.
La magie noire a ensuite opéré jusqu’à la fin, enchaînant des monuments tels que Mourning Palace, Kings of the Carnival Creation, Stormblåst (précédé d’un impressionnant solo de guitare) et Progenies of the Great Apocalypse. Malgré l’absence d’Hypocrisy, cette soirée au MTelus restera gravée dans la mémoire des amateurs de métal extrême montréalais.

























































