Mardi soir, le MTelus recevait la très attendue tournée Strap It Down. Pour l’occasion, le supergroupe de sludge métal Down était accompagné de Helmet et de Spirit in the Room. Trois formations aux identités bien distinctes, mais unies par une même lourdeur de guitares qui a été chaleureusement accueillie par le public montréalais.
Helmet : L’efficacité brute des années 90
Après une ouverture intense signée Spirit in the Room, ce fut au tour de Helmet, l’un des groupes phares de l’ère grunge et alternative des années 90, de s’imposer. La formation a livré une performance sans artifice, mais redoutablement efficace. Dès la quatrième chanson, un petit mosh pit a spontanément éclaté dans la foule, témoignant de l’énergie brute qui se dégageait de la scène.
Le groupe a offert un excellent moment avec une reprise musclée de Symptom of the Universe de Black Sabbath. Le public était d’ailleurs parfaitement échauffé : un circle pit a fait son apparition juste avant la fin de leur prestation, préparant idéalement le terrain pour la tête d’affiche.
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Down : Un supergroupe au sommet de sa lourdeur
La tension a monté d’un cran lorsque Down a pris possession des planches. Ce véritable supergroupe de sludge métal américain rassemble des piliers de la scène :
- Phil Anselmo (Pantera) au chant
- Pepper Keenan (Corrosion of Conformity) à la guitare
- Kirk Windstein (Crowbar) à la guitare
- Pat Bruders (Goatwhore) à la basse
- Jimmy Bower (Eyehategod) à la batterie
Leurs riffs implacables et leur jeu très physique s’y prêtent particulièrement bien pour faire bouger une foule. Ayant vu Pantera à plusieurs reprises au fil des années, c’était la toute première fois que je voyais Phil Anselmo en action avec Down. L’expérience est saisissante : il met sa voix beaucoup plus en avant, entonnant chaque note avec une puissance vocale impressionnante.
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Il est magnifiquement appuyé par le duo de guitaristes Pepper Keenan et Kirk Windstein. Le son de leurs instruments résonnait partout dans la salle avec une lourdeur écrasante et une précision chirurgicale. Des titres comme Swan Song, Ghosts Along the Mississippi ou encore Blood Oath ont été de véritables moments forts de la soirée.
Chaos festif et nostalgie assumée
Le concert a également été marqué par un moment cocasse et inattendu. C’était l’anniversaire d’un des techniciens de la tournée, et le groupe a réussi l’exploit de faire transporter un gâteau par le public (en crowdsurfing) de la scène jusqu’à la console de son, située tout au fond de la salle !
Pour clore la soirée, le groupe a offert un rappel percutant avec Eyes of the South et Bury Me in Smoke. Fait rare et très apprécié : Down a interprété pas moins de 10 chansons tirées de leur tout premier album, Nola. Un contraste rafraîchissant à une époque où plusieurs artistes se contentent de ne jouer qu’une seule pièce de leurs débuts.
Une consécration dans le pit à photographe
Sur une note plus personnelle, pouvoir me retrouver à quelques pouces à peine de Phil Anselmo et avoir l’opportunité de le photographier d’aussi près restera un moment gravé dans ma mémoire. C’est définitivement l’un de mes plus beaux accomplissements en tant que photographe de scène.






























































