Pour sa deuxième année d’existence, le Mélo Festival a repris d’assaut la Couronne Nord de Montréal, confirmant son statut de rendez-vous incontournable pour les mélomanes. Cette année, l’organisation a proposé un petit changement stratégique fort bienvenu : délaisser le dimanche pour étirer les festivités du jeudi au samedi. Trois soirées, trois ambiances radicalement différentes, et une formule qui a rapidement trouvé son rythme de croisière.
Un jeudi soir sous le signe de l’énergie et de l’authenticité
C’est la soirée du jeudi qui a ouvert le bal, naviguant habilement entre hip-hop percutant et pop rafraîchissante. Dès les premiers instants, NA$-T, rappeuse originaire de Saguenay, a imposé son urgence et son flow.
Le niveau est monté d’un cran avec la performance d’Alicia Moffet. Venue nous présenter le matériel de son tout nouvel album No, I’m Not Crying, elle a livré une prestation vocale époustouflante. Ce projet marque un tournant audacieux dans sa carrière : une fusion habile de pop et de R&B où l’artiste se met à nu, offrant un regard sans filtre, bien au-delà de l’image léchée de ses plateformes numériques. Une véritable révélation scénique.
C’était le prélude parfait pour accueillir Fredz, véritable phénomène de la pop québécoise actuelle. Porté par une ascension à vitesse grand V, le jeune artiste a littéralement soulevé une foule intergénérationnelle, venue en masse pour scander ses tubes.
La soirée s’est poursuivie avec le groupe Laf, qui a envoûté les mélomanes grâce à sa production rap alternative, texturée de sonorités soul et jazz. Enfin, ce sont les pionniers du hip-hop d’ici, les Dead Obies, qui ont eu le mandat de clore cette première journée. Si la foule s’était légèrement dissipée en fin de parcours, les amateurs purs et durs restés sur place en ont eu pour leur argent, vibrant au rythme d’une intensité brute.
Des échos mémorables pour la suite du week-end
Le reste du week-end promettait d’être tout aussi électrisant. Le vendredi faisait place aux bottes de cowboy avec une carte 100 % country menée par Brittany Kennell, Trudy, Vince Lemire et la vedette canadienne Josh Ross. Le samedi, le festival fermait ses portes sur une note hautement diversifiée et alternative, alignant des noms captivants tels que Laraw, Oui merci, Marie Céleste, EKKSTACY, Les Louanges et l’électro enveloppante d’Elderbrook.
Bien que des conflits d’horaire m’aient malheureusement empêché de couvrir de mes propres yeux ces deux dernières soirées, les échos vibrants et les commentaires unanimes qui me sont parvenus de la Couronne Nord confirment que ces rendez-vous furent mémorables.
Le Mélo Festival de Repentigny a prouvé qu’il avait les reins solides et une vision claire. On croise déjà les doigts pour qu’une troisième édition soit officiellement confirmée !


































































