Quand juillet s’installe, Montréal ne fait pas qu’accueillir l’été : elle s’enflamme littéralement ! Pendant onze jours, les trottoirs du Quartier latin, les parcs et les scènes de la TOHU vibrent d’une même ferveur électrique au rythme de Montréal COMPLÈTEMENT CiRQUE. Premier festival international en arts du cirque en Amérique du Nord, l’événement fait voler en éclats les frontières entre la salle et la rue pour notre plus grand bonheur!
Le grand frisson d’ouverture
Avec La Chute des Anges, le festival frappe un coup de circuit monumental dès le premier soir en nous jetant au cœur d’une œuvre d’une force plastique et émotionnelle rare. Cette création saisissante attrape le public par les sentiments grâce à sa beauté crue et une physicalité sans compromis.
Loin du divertissement traditionnel, le spectacle ose une esthétique sombre, habitée et profondément fascinante. Suspendus entre ciel et terre, les interprètes se livrent à un corps-à-corps magistral contre leur propre gravité et leurs propres démons.

Un choc visuel grandiose
La scénographie épurée — presque clinique dans sa noirceur — s’approprie l’espace vertical de façon magistrale pour en faire un personnage à part entière. Les structures métalliques et les cordages s’élèvent fièrement, évoquant les squelettes d’un monde en ruine ou les contours d’une mémoire fragmentée.
Quant au travail sur les lumières, il relève du génie : un clair-obscur tranchant vient sculpter les corps avec une précision chirurgicale, projetant des ombres gigantesques qui démultiplient chaque mouvement.
Une salle en communion totale
Dans les gradins, l’ambiance était tout simplement électrique, suspendue à un fil ! Oubliez les applaudissements polis et faciles : c’est d’abord un silence magnétique, presque sacré, qui a enveloppé les spectateurs, littéralement subjugués par la charge dramatique de la pièce.
Après de longues secondes de sidération collective, une ovation debout d’une chaleur incomparable a fait trembler les murs, venant célébrer la générosité folle et l’engagement total de ces artistes d’exception.
La signature unique de la Cie L’Oublié(e)
Ce triomphe n’a rien d’un hasard : il porte la signature unique de la Cie L’Oublié(e). Fondée en 2012 en Nouvelle-Aquitaine et dirigée par la metteuse en scène et chorégraphe Raphaëlle Boitel, cette compagnie se distingue par un langage physique puissant. À la croisée du cirque, de la danse, du théâtre et du cinéma, l’écriture de Boitel excelle à mêler le tragique et le comique dans une poésie métaphorique accessible à tous. En plaçant la lumière au centre de sa démarche, elle offre ici un moment de grâce inoubliable qui lance le festival de la plus belle des manières.
Ne manquez pas ce rendez-vous exceptionnel : découvrez la programmation et réservez vos places sur le site de la TOHU.
Photos : Pierre Planchenault






























































