Hier soir, la Salle Wilfrid-Pelletier a intensément vibré dans le cadre du Festival International de Jazz de Montréal. La soirée a débuté avec la performance de Ruby Plume en première partie, qui a parfaitement préparé le public avant de laisser place à l’événement de la soirée : la rockeuse avant-gardiste St. Vincent (Annie Clark), venue réinventer son répertoire lors d’une rencontre unique avec un orchestre symphonique!
Depuis près de vingt ans, cette artiste aux six Grammy Awards fascine par sa capacité à se réinventer. Cet été, elle repousse encore les limites en s’associant au célèbre chef d’orchestre Jules Buckley pour ce projet baptisé St. Vincent Symphonique. Ensemble, ils revisitent ses morceaux les plus marquants — de ses débuts avec Now, Now, We Put a Pearl in the Ground ou Paris Is Burning, jusqu’au souffle dramatique de Hell Is Near, Reckless et Violent Times.

Sous des lumières sublimes et géométriques, Annie Clark est entrée en scène comme on entre dans une arène. Campée sur des chaussures rouges incendiaires qui attiraient tous les regards, elle a offert sa silhouette en sacrifice esthétique à la masse orchestrale.
Loin d’être un simple habillage classique, les arrangements ont métamorphosé des titres comme Marrow, Black Rainbow, The Bed, ou encore l’oppressant Smoking Section. Le public a ainsi pu redécouvrir l’énergie brute de Digital Witness et Los Ageless, ou se laisser porter par la poésie suspendue de Live in the Dream, The Nowhere Inn, New York et un Slow Disco d’une beauté désarmante.
Pour ce spectacle unique, St. Vincent a choisi d’épurer sa formation rock habituelle de la tournée All Born Screaming. À la place de son groupe complet, elle s’est entourée sur scène d’une section rythmique et vocale ultra-serrée, spécialement pensée pour fusionner avec la masse orchestrale : Rachel Eckroth aux claviers, piano et chœurs, Allee Futterer à la basse et aux chœurs, et Robert Ellis à la guitare et aux chœurs.
Ensemble, aux côtés du chef d’orchestre Jules Buckley, ils ont fait corps avec les musiciens symphoniques locaux, créant un équilibre parfait entre l’intimité d’un noyau rock et la puissance de l’orchestre.
Une soirée tout simplement inoubliable!
Voir les photos du spectacle signées Victor Diaz Lamich
Photos : Victor Diaz Lamich
































































