Connue pour ses romans à succès et certains de mes coups de cœur tels que Sauf que Sam est mort, (2021), et Quelques solitudes, (2022), Marianne Brisebois se lance cette fois-ci dans un récit d’autofiction pour son septième roman Inconnus, aux éditions Hurtubise. Sans jugement et avec beaucoup de sensibilité, elle aborde ses incertitudes, ses doutes, la page blanche, la quête de sens et d’indépendance, ainsi que la remise en question et le plaisir des rencontres sans lendemain avec des étrangers de passage.
Résumé : Laurence, professeure de français et écrivaine. Depuis sa séparation avec Simon, elle n’aspire qu’à une chose : Profiter de son indépendance. Elle multiplie les histoires avec des hommes venus d’ailleurs, trouvant dans la différence culturelle et linguistique une francise plus assumée. Pourtant, alors qu’elle se sent enfin vivre, Laurence ne parvient plus à trouver l’espace mental nécessaire pour écrire. Elle saisit alors l’occasion de s’envoler pour l’Angleterre afin de se recentrer sur elle-même et de tenter de renouer avec l’Écriture, loin des distractions de son quotidien. Mais où qu’elle se trouve sur terre, la pression et les attentes sociales persistent et la forcent à réaffirmer ses choix de vie.
Depuis mon premier coup de cœur pour son roman Sauf que Sam est mort, en 2021, je suis toujours à l’affut de sa prochaine œuvre. Marianne Brisebois est assurément dans une catégorie à part pour si bien aborder, analyser et décortiquer toutes les nuances dans les émotions et les relations humaines. Il n’est pas surprenant d’apprendre qu’elle est diplômée en psychologie et en communication. Elle excelle à nous faire réfléchir sur l’humain et nous donner de nouvelles perspectives ou façon de voir les relations humaines, amicales ou amoureuses.
Dans les remerciements de ce premier roman d’autofiction, elle remercie Samuel Larochelle de lui avoir donné son conseil préféré à vie, «aller se péter la gueule en Angleterre». Ce qu’elle a fait et qui a donné l’inspiration de ce roman. Elle remercie également Trisha et Tom entre autres, qui sont également des personnages de son roman. Quel est le niveau de fiction et quelle est la portion autobiographique dans ce roman ? on ne le sait pas vraiment et cela est peu important. Ce que l’on sait, c’est que ceci est un très bon divertissement qui fait réfléchir sur toutes les nuances des relations et des humains, tout en nous faisant découvrir une partie de l’Angleterre et nous faire apprécier les rencontres temporaires, mais ô combien nourrissantes.
Étant bilingue, je dois dire que j’ai aimé que le roman soit écrit comme il se doit, avec de bonnes portions de dialogues en anglais ou en «franglais». Cela ajoute au réalisme de l’histoire. Cependant, il est important d’en avertir les lecteurs puisqu’il n’y a pas de note de bas de page pour traduire les portions en anglais.
La première partie du roman se passe à Montréal, alors que l’on apprend à connaître Laurence, son passé avec Simon et son sentiment de culpabilité de l’avoir laissé durant ses problèmes de santé. On découvre aussi qu’elle a une soif d’indépendance, mais aussi une dépendance à l’étranger et les rencontres intimes avec des gens de passage, puisque sans attache ni possible lendemain. Arrive alors Taylor d’Angleterre, dans son cours de francisation, et cette rencontre sera différente des autres.
Sentant qu’elle stagne dans l’attente de l’idée d’écriture pour son prochain livre, et qu’elle s’étourdit avec des relations sans lendemain, elle décide de partir en Angleterre pour 6 semaines afin d’enseigner le français à un jeune dans une famille et en profiter pour peut-être retrouver l’inspiration.
Ainsi, la deuxième partie se passe principalement en Angleterre, où Laurence fait des rencontres déterminantes pour elle. Sa relation avec Trisha, Olivier, Harry et Tom vont lui permettre d’analyser ses émotions, de confronter ses doutes et incertitudes pour pouvoir enfin se prendre en main et trouver le meilleur dénouement pour elle-même.
Les mots ont toujours fait partie de la vie de Marianne Brisebois, une autrice à la plume jeune, assumée, maîtrisée. Quand elle n’écrit pas, cette diplômée en psychologie et en communication adore débattre, discuter et refaire le monde. Depuis la parution de Sauf que Sam est mort en 2021, elle a fait paraître Quelques solitudes (2022), Tant que ce sera l’été et Mais l’automne est arrivé (2023), Balcons (2024) et Fragments d’Olivier (2025), séduisant au passage un lectorat grandissant. Inconnus est sa première autofiction.
Date de parution : 8 avril 2026
Prix : 27.95$
Nombre de pages : 340 pages
Éditions Hurtubise : https://editionshurtubise.com/
Mon appréciation de ses romans précédents :
Balcons : https://lesartsze.com/balcons-une-amitie-au-masculin-qui-fait-du-bien/
Tant que ce sera l’été : https://lesartsze.com/tant-que-ce-sera-lete-un-roman-parfois-deroutant-tres-introspectif-et-fascinant/
Sauf que Sam est mort : https://lesartsze.com/sauf-que-sam-est-mort-un-roman-a-la-fois-bouleversant-et-lumineux-une-ode-a-lamitie-et-a-lamour/
Quelques solitudes : https://lesartsze.com/quelques-solitudes-un-roman-riche-en-emotions-en-introspection-premier-coup-de-coeur-de-lautomne/



























































