Le document Cassez les codes, la science de l’âge enfin décryptée vient d’être traduite de l’anglais par Éric Betsch et récemment publié aux éditions Michel Lafon. Ce livre fascinant remet les pendules à l’heure concernant l’âgisme, la discrimination, les attitudes négatives et les préjugés envers les personnes âgées.
Saviez-vous que le simple fait de penser positivement le grand âge permet d’augmenter considérablement notre espérance de vie ? Ce livre nous guide à travers les diverses recherches sur le sujet et nous donne des exercices pour changer nos images préconçues et renforcer la vision positive du vieillissement. L’âge n’est qu’un chiffre, à vous de choisir ce que vous en faites.
Résumé : « Déchéance », « fragilité », « maladie ». Ces mots sont trop souvent associés à la vieillesse dans notre société. Plus grave encore, ils ont un impact direct sur les personnes âgées, allant jusqu’à diminuer de sept ans et demi leur espérance de vie. À l’opposé, dans les cultures qui valorisent les anciens – comme au Japon –, il a été prouvé que les risques d’Alzheimer, de perte d’audition ou de démence sénile sont trois fois moins importants que dans les cultures occidentales. En effet, avec le bon état d’esprit, tout le monde peut vieillir heureux. Comme Paul Simon (Simon & Garfunkel) qui à 78 ans multiplie les concerts, le sprinter Charles Eugster qui a couru le 200 mètres à 95 ans, ou encore Hiromu Inada, l’athlète de triathlon de 86 ans. Entre témoignages et études scientifiques, Becca Levy fait passer un message simple : n’ayez plus peur de vieillir !
Ce document est totalement fascinant! L’auteure nous démontre, par de multiples recherches qui ont été effectuées à travers le monde, au fil des années, comment notre perception de la vieillesse, si elle est positive, peut améliorer notre espérance de vie. Elle démontre entre autres que les convictions culturelles sur l’âge sont suffisamment puissantes pour influer sur l’efficacité de la mémoire des personnes âgées.
Elle nous démontre que le Japon est l’endroit où l’espérance de vie est la plus longue et où les personnes âgées sont encore très actives et accomplissent de grandes choses. Ceci est dû en grande partie au fait que les Japonais ont un très grand respect pour leurs personnes âgées donc ils en recherchent la sagesse et les conseils fréquemment. Ils sont extrêmement bienveillants envers leurs aînés. Ainsi, ces aînés se sentent utiles et ont une vision positive de la vieillesse. Tout ce qui nous donne un objectif et la sensation d’être utiles génère la volonté de vivre et le sentiment que la vie mérite d’être vécue. Il est prouvé que ceux qui perçoivent leur vieillissement de façon plus positive que les autres sont en meilleure forme physique et mentale que ceux qui voient les choses en noir.
Également, au Québec et aux États-Unis, les gens ont plus tendance à placer leurs vieux dans des institutions, où ils n’ont plus rien à espérer, plus de buts à poursuivre, plus d’interactions avec les gens en général. Ils seront plus sujets à la dépression, à faire moins d’exercices, à être moins stimulés. Tandis qu’au Japon et aux endroits où les aînés sont vénérés, il y a plus de maisons bigénérationnelles, où les personnes âgées font partie intégrante de la vie active de la famille. Cela est stimulant pour eux. Personnellement, je regarde ma mère de 82 ans qui est toujours très active, va à la piscine 2 fois par semaine, s’occupe en partie des repas, du lavage, comme les autres membres de la famille (par choix). Elle se sent utile. Elle a des projets. Elle voit positivement ses accomplissements et nous sommes fiers de l’avoir avec nous pour nous donner toute sa sagesse. Voilà le positivisme à son meilleur.
On apprend aussi que l’on peut prévenir les symptômes de la maladie d’Alzheimer grâce entre autres aux convictions positives sur le vieillissement, qui permet de réduire le stress. Une étude démontre que les stéréotypes négatifs sur la vieillesse augmentent le stress, tandis qu’une vision positive du grand âge a tendance à le réduire. C’est fascinant.
Ce livre contient une multitude d’exemples d’aînés qui s’accomplissent à un âge très élevé et cela est très motivant de penser qu’on peut améliorer notre espérance de vie grâce aux méthodes fournies dans ce livre. Ce sont les chapitres 9 et 10 qui contiennent le plus d’informations pertinentes sur la façon de libérer notre esprit pour avoir une vision positive du vieillissement. Et il y a 3 annexes qui nous proposent des exercices et stratégies pour renforcer notre vision positive.
Étant moi-même à l’âge de prendre ma retraite de mon travail principal, je me découvre une nouvelle façon de voir la vie. J’ai des projets plein la tête, des idées de défis que je désire me lancer, car je sens que j’ai le potentiel d’accomplir encore une foule de choses. Et je vais continuer de prendre ma mère en exemple pour sa sagesse, son positivisme et sa façon de voir la vie et l’avenir. Moi aussi je veux augmenter mon espérance de vie. Ma volonté de vivre ne fait qu’augmenter de jour en jour. Et ce livre m’a donné de nouvelles façons d’envisager mes vieux jours.
Becca Levy
Professeure d’épidémiologie et de psychologie à l’université de Yale, BECCA LEVY est l’une des premières chercheuses à s’intéresser à la gérontologie et à démontrer le lien entre psychologie et phénomène de vieillissement. Ses recherches lui ont valu une couverture du New York Times et une invitation du Sénat américain sur la question de l’âgisme et ses conséquences.
Nombre de pages : 379 pages
Parution : 18 janvier 2023
Prix : 31,95 $
Éditions Michel Lafon : https://michel-lafon.ca/




























































