Dans la douce lumière des teintes d’automne à Montréal, Le Monastère rouvre les portes de son Sanctuaire pour un rendez-vous devenu incontournable : le Cabaret du Monastère.
La nouvelle série de représentations où le cirque contemporain se fait intime, poétique et vibrant d’humanité accueillera les prochains spectacles du Cabaret de cirque du 20 au 28 novembre 2025. Mais en attendant, voici ce que j’ai vu.
Abrité dans l’église centenaire St-Jax, le Monastère est plus qu’un simple espace de spectacle : c’est un symbole du renouveau artistique montréalais.
Sous ses hautes voûtes, la lumière des vitraux se mêle aux projecteurs, créant une atmosphère presque mystique.
Les spectateurs, assis tout près de la scène, ressentent chaque souffle, chaque vibration, chaque envolée. Ici, le cirque n’est pas distant il est à portée de regard, à portée d’émotion.
Cette édition automnale du Cabaret du Monastère a rassemblé une dizaine d’artistes venus des quatre coins du monde : du Québec, de la France, du Brésil, d’Argentine, de Biélorussie et des États-Unis.
Chacun a apporté son univers, sa couleur, sa folie douce. Le résultat : une mosaïque d’émotions où chaque numéro semblait raconter une histoire différente, mais toujours sincère.
Les artistes
Parmi les figures marquantes de la soirée, Katia Trafimava a ébloui le public avec un numéro aérien de pôle danse empreint de grâce et de force. Suspendue en l’air, elle semblait danser dans la lumière, entre ciel et terre. Son mouvement fluide, presque chorégraphique, traduisait une émotion brute celle de la liberté et de la vulnérabilité mêlées.
L’Américaine Erin Cervantes, a offert une performance singulière de cerveau aérien où poésie et équilibre s’entremêlaient. Avec son lâché-prise et son balancement acrobatique, elle a fait applaudir à l’unisson.
Thomas Rochelet, en Dieu grec, vêtu de blanc, a été l’un des moments forts du cabaret. Il a conquis le public par un numéro d’équilibre à couper le souffle. Se tenant au bord de la chute, entre maîtrise absolue et fragilité extrême, il a transformé la tension en beauté pure.
À leurs côtés, d’autres artistes ont aussi marqué la soirée:
Vitor Martinez Silva, combinant la grâce du diabolo et la puissance de la roue Cyr. Sa prestation laisse entrevoir un style alliant finesse technique et polyvalence artistique. Ce qui a charmé les spectateurs.
Jacob Crow, équilibriste, se distingue comme un talent émergent dans le monde du cirque, il nous a ébloui par sa performance sensible alliant force, contrôle et surtout un langage du corps exceptionnel.
Ilse Barychbikov, avec sa suspension capillaire et ses contorsions aériennes qui dessinent des arabesques dans l’air a fait sensation.
Santiago Esviza, virtuose du mât chinois, alliant humour et précision millimétrée a su plonger le public dans un univers sensible assez particulier.
Entre deux numéros, Applaudissements suivis de rires provoqués par un maître de cérémonie Kellin Hentoff- Killian et sa partenaire Danielle Saulnier. Ce duo choc de clowns ont été capable de tisser le lien avec le public en combinant humour et élégance et en interagissant et accomplissant des numéros de clowneries et de jonglerie.
À chaque intervention de leurs arts les spectateurs étaient amusés mais aussi émerveillés. Tous les numéros se sont fait accompagné par une signature musicale, celle du fameux DJ Michel Michel qui a ponctué la soirée de rythmes envoûtants.
Le mélange du sacré et du festif crée une alchimie propre au Monastère : un lieu à la fois spirituel et profondément humain.
Assister à un cabaret au Monastère, c’est vivre un rituel. Le public entre dans l’espace, découvre l’église métamorphosée par la lumière et le son, puis se laisse happer par la proximité des artistes. Chaque applaudissement résonne sous les arches, chaque silence devient sacré.
Le Cabaret du Monastère 2025 n’a rien perdu de son pouvoir d’émerveillement. Mais ici, l’exploit technique n’est jamais gratuit : il sert le propos, il émeut, il fait réfléchir.
On sort du spectacle avec l’impression d’avoir vu non pas une série de numéros, mais un véritable dialogue entre le corps, la musique et la lumière. En redonnant vie à un lieu patrimonial tout en soutenant la création indépendante, il unit passé et présent, tradition et modernité.
Une soirée à ne pas manquer si vous aimez avoir des étoiles plein les yeux!





























































