Le passage de Journey à Montréal avait des allures de grande célébration du rock classique. Devant un Centre Bell rempli de fans de toutes générations, le groupe américain a livré un concert efficace, nostalgique et rempli d’émotions, prouvant que ses hymnes traversent toujours le temps.
Dès les premières minutes du spectacle, l’énergie de la foule était palpable. Les spectateurs se sont rapidement levés pour accompagner les premiers riffs, transformant l’aréna en gigantesque karaoké rock. Seul membre fondateur encore présent sur scène, Neal Schon demeure le pilier musical de la formation. Son jeu de guitare précis, ponctué de solos flamboyants, rappelle à quel point il a façonné le son caractéristique de Journey depuis les années 1970.
Au chant, Arnel Pineda a encore une fois démontré pourquoi il a su conquérir les fans du groupe. Avec sa voix puissante et son énergie communicative, il rend justice au répertoire autrefois porté par Steve Perry. Malgré la difficulté de certaines pièces, Pineda s’est montré solide tout au long de la soirée, multipliant les interactions avec la foule montréalaise.
La setlist faisait la part belle aux grands classiques. Dès les premières notes de Don’t Stop Believin’, Faithfully, Separate Ways (Worlds Apart) et Any Way You Want It, la réaction du public était immédiate. Chaque refrain devenait un moment collectif, où les milliers de voix présentes dans l’aréna prenaient presque le dessus sur le groupe.
Visuellement, la production restait relativement sobre : écrans géants, éclairages dynamiques et quelques projections accompagnant les chansons. Rien de trop chargé, mais suffisamment efficace pour soutenir l’ambiance et laisser toute la place à la musique — là où Journey demeure le plus redoutable.
Le moment le plus marquant de la soirée est arrivé sans grande surprise avec Don’t Stop Believin’. Dès l’introduction au piano, le Centre Bell s’est transformé en immense chœur, un moment suspendu où le public chantait chaque mot avec une ferveur palpable. Difficile de nier l’impact culturel colossal de cette chanson, devenue l’un des plus grands hymnes du rock.
Au final, Journey n’a peut-être plus le mystère et l’élan de ses premières années, mais le groupe possède toujours ce trésor rare : une collection de chansons capables de rassembler plusieurs générations sous un même toit. À Montréal, le message était clair — les fans ne sont pas prêts d’arrêter d’y croire.































































