C’est dans un Théâtre Olympia rempli à pleine capacité chaque centimètre carré occupé que les légendes du power métal Helloween ont célébré leur 40e anniversaire dans une ambiance survoltée. Malgré une première vague de chaleur marquant ce début de saison estivale 2026, la température dans la salle dépassait déjà les 30 degrés avant même les premières notes.
En ouverture, Beast in Black s’est présenté en formation réduite, amputé d’un membre resté en Finlande pour finaliser leur très attendu quatrième album. Cela n’a en rien freiné l’enthousiasme d’une foule déjà conquise, qui scandait leur nom avec insistance. De retour à Montréal après leur passage remarqué en première partie de Nightwish au MTELUS, le groupe a su livrer une performance énergique et efficace.
Galerie photo de Beast in black
Mais la soirée appartenait sans contredit à Helloween. Dès les premières minutes, la production impressionne : une scénographie rarement vue pour un spectacle métal. Un immense écran central, une batterie surélevée appuyée par un second écran, deux autres de chaque côté de la scène, ainsi qu’une passerelle avançant vers la foule donnaient une profondeur visuelle spectaculaire. L’éclairage, d’une précision remarquable, transformait chaque morceau en tableau vivant.
Visuellement, certains moments marquent particulièrement l’imaginaire. Sur “Heavy Metal (Is the Law)”, les écrans recréent un mur de briques où le chanteur semble surgir de l’intérieur — un effet aussi surprenant que réussi. Les peaux de batterie, ornées de la célèbre citrouille mascotte du groupe, changeaient de couleur au rythme des éclairages, ajoutant une touche signature à l’ensemble.
Musicalement, le groupe frappe fort dès le départ avec “March of Time”, suivi de l’imposante “The King for a Thousand Years”. L’énergie explose littéralement lors de “Future World”, alors que le public chante à l’unisson. “I Want Out” devient également un moment de communion totale, la foule reprenant chaque parole à pleins poumons.
Le segment acoustique, porté par Andi Deris et Michael Kiske, offre un moment de respiration avec “In the Middle of a Heartbeat”, précédé d’un clin d’œil à “Yesterday” des The Beatles et d’un hommage à Elvis Presley. “A Tale That Wasn’t Right” débute en douceur, baignée d’une lumière violette, tandis que la foule illumine la salle de ses téléphones avant que le groupe complet ne revienne en puissance.
Autre moment fort : après un passage fédérateur sur “We Will Rock You” de Queen, les écrans affichent en grand le nom du groupe, entouré d’une muraille d’amplificateurs Marshall — un clin d’œil visuel percutant à l’ADN du heavy metal.
Le point culminant reste sans conteste “Halloween”, véritable fresque musicale accompagnée de visuels de cimetières et d’un déploiement lumineux impressionnant. Une utilisation des effets visuels rarement exploitée à ce niveau dans le métal.
Le rappel n’est pas en reste : chaque chanteur brille à sa manière avec “Eagle Fly Free” et “Power”, avant une conclusion festive avec “Dr. Stein”.
Porté par une formation imposante incluant Kai Hansen, le groupe démontre une cohésion et une complicité exemplaires. Entre puissance, nostalgie et mise en scène ambitieuse, Helloween livre une performance mémorable, prouvant que 40 ans plus tard, la flamme brûle toujours aussi intensément.
Galerie photo d’Helloween
































































