Le comédien, danseur, metteur en scène, producteur et auteur Olivier Loubry (Jamais deux sans toi et Watatatow ) vient de publier aux éditions Libre Expression son premier livre, Vous ne me croirez pas. Ce livre porte très bien son titre, car il renferme de multiples anecdotes invraisemblables, cocasses, improbables, mais surtout très drôles et livrées sans pudeur et avec beaucoup d’autodérision. Loin de lui l’idée d’écrire une autobiographie et parler de son parcours artistique, ou encore de parler de ses traumas. Il voulait faire sourire et rendre notre lecture divertissante en racontant ses anecdotes invraisemblables qui lui arrivent constamment dans sa vie. Olivier Loubry est assurément une belle découverte et j’ai eu un réel coup de cœur pour son histoire.
Résumé : « Le récit de ma vie, je vais le débuter par laquelle de mes histoires improbables ? Peu importe, je sais que vous ne me croirez pas. Mais rassurez- vous, ce ne sera pas la première fois que des gens ne me croient pas. Et je peux les comprendre. Moi-même, des fois, j’en reviens juste pas. De la rencontre de mes parents à encore hier, ma vie est faite d’anecdotes improbables que les gens ne croient pas. D’ailleurs, justement, à propos d’hier, il faut que je vous raconte comment j’aurais pu mourir lors d’une simple balade bucolique dans les Calanques. »
En général j’aime beaucoup lire des autobiographies, mais souvent je m’ennuie quand on raconte en détail la carrière et le parcours linéaire de sa vie. C’est souvent des briques de plusieurs centaines de pages, qui ont parfois des longueurs. Vous ne me croirez pas, est tout le contraire de cela. Avec ce livre, on a l’impression de rencontrer un ami qui nous fait confiance pour nous raconter ses anecdotes de vie, autant le drôle, l’épeurant et le très intime. Sans tout connaître de sa carrière, on a accès à l’humain qui se raconte de manière légère et même si parfois les sujets sont loin d’être drôle, il réussit à rendre cela captivant et cocasse.
J’ai adoré que tout au long du livre, Olivier parle directement au lecteur et même qu’il nous baptise «Oh Vous Qui Lisez Ce Livre». Il nous explique ses raisons, ses choix, mais surtout il nous parle comme à un ami. Il nous questionne, nous fait des confidences. C’est charmant.
«Oh Vous Qui Lisez Ce Livre, je ne vous en voudrais pas si vous commenciez à douter de la véracité de ce que je vous raconte. Mais je vous jure que cela s’est déroulé exactement ainsi.»
Il nous explique aussi qu’il a un TOC. Il s’exprime toujours en 3 points, en 3 énoncés, en trois arguments. Il explique aussi qu’il y a 3 pièges dans lesquels il ne voulait pas tomber en écrivant ce livre. Ne pas régler ses comptes, ne pas raconter ses traumas et ne pas glorifier sa carrière. Sachant tout cela, nous étions prêts à lire son histoire. Bien évidemment, il a changé les noms des gens proches de lui pour préserver leur anonymat.
Ainsi, l’on suit la vie d’Olivier de juin 2025 au début aout 2025, alors qu’il doit déserter sa maison pour des travaux de rénovation qui vont prendre beaucoup de temps. Tout au long de ses déboires avec ses rénos, qui sont hilarantes et tellement tristes à entendre à la fois, Olivier se remémore des anecdotes de sa vie, dans le désordre. Que ce soit des rencontres improbables, des situations cocasses, ou des coïncidences troublantes, on ne s’ennuie pas un instant. Ce sont parfois des anecdotes de voyage, comme cette balade bucolique dans les Calanques qui a été tout sauf une balade et encore moins bucolique, ou encore ce voyage au Maroc où il a été séquestré suite à une arnaque bien peaufinée. Il parle aussi de la rencontre de ses parents et leur divorce par la suite. Puis il y a ses moments passés avec son père, comme aller en Gaspésie sur le pouce à l’âge de 7 ans, ou encore, sa première brosse à l’âge de 9 ans.
Bien sûr on se régale de ses histoires dans les aéroports et on est bien perturbé par sa double circoncision, sans compter ses problèmes récents alors qu’il a découvert qu’il est hyposensible, c’est-à-dire que son corps ne ressent pas les signaux de faim, de soif, de fatigue et de douleur. Il a reçu ce diagnostic alors que ses jambes et ses bras arrêtaient de fonctionner de façon complètement aléatoire. Incroyable n’est-ce pas !
Et naturellement, il nous parle de son« Amour » et en profite pour faire son coming out au public, puisque son entourage proche est au courant depuis bien longtemps.
Au final, on découvre avec ce livre un auteur sympathique et attachant, un humain bienveillant et un amoureux follement épris de son «Amour». J’en prendrais encore plus de ses histoires. Et même que dans le premier chapitre, où il nous explique comment et pourquoi il a décidé d’écrire ce livre, il mentionne «À toi qui m’as battu, violenté ou qui n’as plus le droit de s’approcher de moi ; rassure-toi, je ne perdrai pas une goutte d’encre pour parler de toi ». Il n’a donc pas voulu parler de ses traumas, des moments les plus lourds et sombres de sa vie, ne voulant pas déprimer personne. Mais honnêtement, s’il décide d’écrire un tome 2 de ses anecdotes ou autres récits à son choix, je serai preneuse immédiatement.
Comédien connu pour Jamais deux sans toi et Watatatow, Olivier Loubry démarre sa carrière dès l’âge de huit ans, grandit sous l’œil du public et développe un parcours multidisciplinaire unique. Danseur, chorégraphe, metteur en scène, auteur et producteur, il nourrit depuis l’enfance une passion pour la claquette, discipline qu’il enseigne et défend sur scène ici et à l’international, notamment dans la célèbre comédie musicale Singin’ in the Rain.
Date de parution : 15 avril 2026
Prix : 29.95$
Nombre de pages : 304 pages
Édition Libre Expression : https://editionslibreexpression.groupelivre.com/
























































