Crédit Photo : Matty Vogel
Le Centre Bell affichait presque complet pour accueillir les Britanniques de Bring Me The Horizon, de retour à Montréal avec une production parmi les plus ambitieuses de leur carrière. Accompagnés de Motionless in White et Plot in You et Static Dress, la soirée s’annonçait intense et elle n’a pas déçu.
Dès l’entrée en salle, une scène sophistiquée avec passerelle annonçait la couleur. Avant même l’arrivée du groupe, des extraits visuels inspirés de POST HUMAN: NeX GEn plongeaient le public dans une ambiance de jeu vidéo dystopique. On sentait l’impatience monter — il ne manquait qu’un “press start” pour lancer la machine.
Dès les premières notes de “DArkSide”, une explosion de confettis a donné le ton. Oli Sykes, fidèle à lui-même, mène la foule avec énergie, épaulé par Lee Malia à la guitare, Matt Kean, Mat Nicholls et Jordan Fish (élément clé du virage électro du groupe). Rapidement, un gigantesque circle pit se forme, à la demande du chanteur.
Sur “Happy Song”, deux danseuses rejoignent la scène, accompagnées de puissants jets d’air, tandis qu’un impressionnant wall of death divise le parterre. Le spectacle devient total. “Kingslayer” pousse encore plus loin l’expérience avec lasers, visuels numériques et ambiance techno assumée, transformant la scène en véritable arcade futuriste.
Moment marquant sur “Antivist” : une fan célébrant ses 27 ans est invitée sur scène pour chanter avec le groupe. Une proximité rare qui renforce le lien entre Bring Me The Horizon et son public.
Crédit vidéo: Sébastien Jetté
L’émotion atteint un sommet avec “Can You Feel My Heart”, où un immense cœur illumine les écrans géants, suivi d’une pluie de confettis roses en forme de cœur. Sur “Drown”, Oli Sykes parcourt l’avant-scène avec une caméra, immortalisant des moments complices avec les fans.
La finale avec “Throne” est tout simplement explosive : flammes, confettis, jets d’air — tous les artifices sont réunis pour conclure en apothéose. Rarement un spectacle métal aura été aussi soigné visuellement, alliant horreur, science-fiction et esthétique vidéoludique avec une telle maîtrise.
En résumé, Bring Me The Horizon livre ici une performance grandiose, où la musique et la mise en scène fusionnent parfaitement. Une des productions les plus impressionnantes vues au Centre Bell depuis longtemps. Le groupe sera de passage à Québec — une occasion à ne surtout pas manquer.

























































