Le public des lycées et collèges invité à entendre deux fleurons des parties les plus célèbres du répertoire de l’Orchestre symphonique de Montréal aura été gâté: tout autant de l’excellente jeune chef Elim Chan remplie de dynamisme et de concision que des oeuvres offertes. J’ai trouvée, cette chef, meilleure que toutes celles observées avant elle depuis des années, à ce podium, tant dans l’ouverture Le Corsaire de Berlioz que dans le poème La mer de Debussy.
Une création de Cassandra Miller
L’oeuvre de durée la plus longue au programme fut un Concerto pour alto et orchestre intitulé Je ne puis aimer sans trembler de la Canadienne, âgée de 50 ans, Cassandra Miller.
Joué par l’altiste Lawrence Power, il reflétait bien cette détresse surmontée par la conscience humaine. Je ne sais si l’attention habituelle disponible à une juvénile foule d’adolescents présents suffisait, car on gesticulait passablement dans le choeur aux lamentations sonores associées aux cinq pensées philosophiques tirées de La pesanteur et la grâce de Simone Weil. Toutefois, l’exercice est formateur soit de montrer tout ce qui peut sourdre du grand orchestre.

À cette heure matinale, à laquelle se mobilise la curiosité, c’est une excellente idée que de convier, en sa jeunesse radieuse, une douzaine d’écoles. Toute matinée symphonique me remplit d’admiration vu l’exercice pédagogique visant à assurer la relève des mélomanes découvrant (comme en coup de foudre!) l’orchestre et la musique classique en toutes ses époques.
Artistes
Elim Chan, cheffe d’orchestre
Lawrence Power, alto
Œuvres
Hector Berlioz, Le Corsaire, Ouverture, op. 21, H 101 (8 min)
Cassandra Miller, I cannot love without trembling, concerto pour alto (25 min)🍁
Claude Debussy, La mer, trois esquisses symphoniques pour orchestre, L. 109, CD 111 (23 min)
Concert sans entracte




























































