Pour la deuxième journée de ses festivités, le Festival international des Montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu a pris un virage résolument punk-rock. Au programme : une soirée survoltée couronnée par la présence du légendaire groupe californien The Offspring.
Découvertes et rock alternatif sur la scène secondaire
Avant d’entrer dans le vif du sujet sur la scène principale, les festivaliers ont pu profiter d’excellentes performances sur la scène secondaire. La talentueuse Kandle nous a d’abord offert une très belle prestation en duo, accompagnée d’un guitariste. C’était l’occasion parfaite pour découvrir l’artiste en formule live, et son set intimiste et captivant a su charmer le public.
Lien pour les photos de Kandle
Ensuite, c’était au tour de Story Untold, un trio rock/alternatif originaire de la région (Saint-Jean-sur-Richelieu). Le chanteur a démontré une excellente présence sur scène, communiquant son énergie à la foule. Malheureusement, la nature s’en est mêlée : en raison de quelques éclairs menaçants dans le ciel, leur solide prestation a dû être arrêtée brusquement un peu avant la fin prévue, par mesure de sécurité.
Lien pour les photos de Story Untold
Les Vulgaires Machins : 30 ans d’attente bien récompensés
Sur la grande scène Loto-Québec, ce sont Les Vulgaires Machins, fiers représentants de Granby, qui ont eu la tâche de réchauffer la foule. Le groupe (composé de Guillaume Beauregard, Marie-Eve Roy, Maxime Beauregard et Pat Sayers) a démarré en force avec Om mani padme hum, tirée de leur dernier opus.
L’énergie est rapidement montée d’un cran. Après avoir enchaîné Arrachez-moi les yeux et Être un comme, la foule s’est véritablement défoulée sur Triple meurtre et suicide raté. Faisant preuve de son franc-parler habituel, Guillaume a lancé une petite flèche humoristique aux organisateurs, soulignant qu’il leur aura fallu 30 ans avant d’être invités au festival. Une anecdote parfaite pour introduire La rue Déragon et Cocaïnomane, des classiques tirés de leur tout premier album sorti il y a justement trois décennies.
Lien pour les photos des Vulgaires Machins
Bien que le groupe ait pigé allègrement dans l’ensemble de sa discographie, l’emphase a été mise sur leur excellent dernier album, Contempler l’abîme. Ce fut une mise en bouche parfaite et percutante pour préparer le terrain à la tête d’affiche.
The Offspring : Un triomphe nostalgique et survolté
Pour ce qui marquait leur dernier concert en sol québécois de l’été, The Offspring a attiré une foule monstre. La soirée affichait complet, ce qui a inévitablement causé un achalandage massif aux concessions alimentaires et aux toilettes. Il fallait s’armer de patience, mais ces petits pépins logistiques ont vite été oubliés dès les premières notes du groupe phare des années 90.
La formation américaine (menée par Dexter Holland au chant et Kevin « Noodles » Wasserman à la guitare, accompagnés de Todd Morse, Jonah Nimoy et Brandon Pertzborn) a ouvert le bal de façon magistrale avec Come Out and Play, le succès monumental qui les a propulsés au sommet des palmarès musicaux, tiré de l’album culte Smash paru en 1994.
Devant des festivaliers particulièrement bruyants et réceptifs, le groupe a enchaîné les hymnes, dont l’incontournable Want You Bad. L’un des moments forts de la soirée fut sans contredit leur hommage à Ozzy Osbourne — figure emblématique du heavy métal décédée en juillet 2025 — avec une reprise explosive de Crazy Train.
Dans un registre complètement inattendu, la formation a également offert une reprise de Love Story de Taylor Swift. Pour l’occasion, le chanteur Dexter Holland a exigé de la foule qu’elle forme le plus gros mosh pit de la soirée, un défi que les festivaliers ont relevé avec un enthousiasme débordant !
Lien pour les photos de The Offspring
La fin du concert s’est transformée en véritable karaoké géant avec une succession de leurs plus grands succès : Why Don’t You Get A Job? et Pretty Fly (for a White Guy). Le rappel n’a laissé aucun répit au public, se concluant en apothéose avec The Kids Aren’t Alright, You’re Gonna Go Far, Kid et, bien sûr, le mégatube Self Esteem.
Malgré les caprices du ciel en début de soirée, la météo a finalement été de notre côté pour cette soirée punk mémorable. Une réussite totale, tant sur la scène secondaire que sur la scène principale !































































