Michelines – Théâtre Jean-Duceppe.
Voici une proposition on ne peut plus originale : une courte pièce de 60 minutes présentée dans les coulisses du théâtre Jean-Duceppe, devant des gradins accueillant 70 spectateurs. Et en plus, la représentation est à 17 h 30 en formule 5 @ 7. La recette parfaite pour attirer n’importe quel curieux.
Le dramaturge et comédien Michel-Maxime Legault donne cette fois la parole à deux protagonistes homonymes. Il nous raconte sa mère, une femme au franc-parler, bienveillante et sans complexes, tandis que la comédienne Frédérike Bédard campe sa truculente tante, qui attirait les regards (et les ragots) à chaque occasion.
On rend donc hommage à toutes les Micheline, ces femmes infatigables qui ne se laissent pas impressionner. Ces mères, sœurs, tantes et amies qui n’ont pas eu la vie dont elles rêvaient et qui ont joué, malgré tout, un rôle irremplaçable dans nos familles.
Adaptée du roman du même nom, « Michelines » présente la mère et la tante de Michel-Maxime Legault.

C’est donc une pièce à deux personnages, et j’oserai même avancer que c’est un moment significatif dans la carrière de Frédérike Bédard, qui déploie un immense talent de comédienne et de chanteuse. Sa présence est plus grande que nature. À certains moments, on se croirait dans l’univers de Michel Tremblay, mais Michel-Maxime Legault y apporte une touche bien personnelle.
… un moment significatif dans la carrière de Frédérike Bédard
… un immense talent de comédienne et de chanteuse.
Sa présence est plus grande que nature.
Les 50 ans et plus reconnaîtront l’époque où les hommes dominaient leurs épouses en les reléguant au rôle de mère de famille et maîtresse de maison. La tante, Micheline à Robert, ne s’en plaignait pas vraiment, puisqu’elle profitait, dit-elle, de temps libre et de largesses financières. Elle était plus émancipée que sa sœur, croyait-elle, jusqu’à ce qu’un revers de la vie la rattrape et la déstabilise.
Est-ce que le propos nous habitera longtemps après la représentation? Probablement pas, puisqu’on a un sentiment de déjà-vu d’un sujet provoquant de multiples échanges sur la condition féminine. Est-ce qu’on a tout réglé depuis? Bien sûr que non. Un rafraîchissement est de mise, ne serait-ce que pour le transmettre aux générations futures.
Nous avons assisté à un moment de théâtre léger et très agréable, avec deux comédiens convaincants qui se complètent bien.
Équipe : Un texte de Michel-Maxime Legault, mis en scène par Marie-Hélène Gendreau, avec la participation de Frédérike Bédard.
Dates : Du 8 septembre au 25 septembre 2026, avec des représentations supplémentaires du 29 septembre au 2 octobre 2026.
Formule : Présenté en formule 5 à 7 (une consommation et une collation sont incluses dans le prix du billet).
Photos : Danny Taillon




























































