Le Comte de Monte-Cristo – salle Pierre-Mercure. – La vengeance est douce au cœur de Monte-Cristo, mais elle est très, très lente. L’histoire raconte le destin d’Edmond Dantès. Trahi et emprisonné à tort pendant 14 ans, il s’évade, découvre un trésor et revient sous une nouvelle identité pour se venger impitoyablement de ceux qui ont détruit sa vie.
D’entrée de jeu, je reconnais sans hésiter toutes les qualités qui ont été attribuées à ce spectacle depuis sa première médiatique. C’est une immense fresque impressionnante, adaptée et magnifiquement mise en scène par Serge Denoncourt.
Dix-sept comédiens, et non les moindres, se sont imprégnés des personnages d’Alexandre Dumas avec conviction et sont vêtus de costumes du XIXe siècle qu’on se doit de souligner tellement ils sont somptueux. Mikhaïl Ahooja dans le rôle-titre, est secondé par Mélissa Désormeaux-Poulin, Paul Doucet, Lou-Pascal Tremblay et Henri Chassé, pour ne nommer que ceux-là.

Les nombreux tableaux se superposent avec grâce et fluidité. Les traits de caractère des différents personnages sont clairs et percutants. Les tromperies, les manipulations, les trahisons, la cupidité, les grossiers mensonges : tout y passe, et le pauvre Dantès doit jongler avec tous ces arnaqueurs et les pourchasser.
Ce qui m’a attiré vers cette production est, sans contredit, Serge Denoncourt, un metteur en scène à la personnalité on ne peut plus singulière que j’admire depuis longtemps. Et encore une fois, il vise dans le mille. Cependant, il justifie les trois heures, excluant l’entracte, que dure ce spectacle par les quelques 1200 pages de l’œuvre, et que ça ne se raconte pas en moins de temps. Je veux bien, mais c’est très long.
Les quatre vengeances du comte de Monte-Cristo s’étirent, et ce qui m’est venu à l’esprit est la célèbre expression d’une comédienne et metteuse en scène très connue chez nous : « Enchaîne, enchaîne ! » Cela dit, j’ai tout de même été ébloui par l’ensemble de l’œuvre.
En terminant, une suggestion : je suis très conscient que le théâtre, à l’origine, n’était jamais amplifié, mais on est en 2026 et le public n’en serait que mieux servi avec des micros placés ici et là sur scène.
LE COMTE DE MONTE-CRISTO | Les Agents Doubles Productions





























































