Pour son cinquième roman aux éditions Stanké, Hugo Meunier, fidèle à lui-même, propose un univers complètement différent de ses histoires précédentes. Les méchants meurent toujours à la fin est une histoire déjantée, une fin du monde annoncée telle une nouvelle pandémie, qui écorche au passage les tromperies et bêtises humaines, tout en nous faisant rigoler avec l’humour bien mordant d’Hugo Meunier.
Résumé : L’histoire débute alors qu’une épidémie semble sur le point de passer au stade pandémique. C’est assurément devenu un problème bien tangible pour Adam, un ressortissant canadien coincé à Berlin, pris de vertige à l’idée de ne pas pouvoir rejoindre les siens pour – qui sait – attendre la fin du monde. Devant l’imminence de la mort, le dernier luxe n’est-il pas de vivre ça avec ses proches ? Aucune théorie n’est encore officiellement arrêtée sur les causes de cette nouvelle épidémie. Mais une rumeur circule : le virus frapperait de manière manichéenne. En clair, les bons survivent et les méchants meurent.
Les quatre premiers romans d’Hugo Meunier sont parmi mes tops dix romans coup de cœur et bien sûr que mes attentes étaient hautes pour cette nouvelle histoire. Comme tous ses romans sont toujours très différents comme univers, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Mais d’emblée, le résumé de l’histoire annonçant une pandémie, ne m’interpellait pas beaucoup. Je crois que le souvenir peu lointain de la nôtre m’empêchait d’avoir le goût de lire sur ce sujet.
Mais comme ses romans précédents avaient réussi à me faire accrocher à des univers et des styles qui normalement me rebutent, j’ai donné sa chance à cette histoire.
Je dois dire que j’ai aimé retrouver la plume aiguisée et audacieuse d’Hugo Meunier. Son humour également m’avait manqué. Il a le don de me faire éclater de rire à tout moment dans ses romans et ses articles dans Urbania également. À nouveau, il ne m’a pas déçu à ce niveau.
J’ai pu apprécier aussi sa rigueur journalistique qui transparait dans cette histoire. Avec des recherches solides, et en s’inspirant de notre pandémie, et de la philosophie de Mani, père du manichéisme, il a réussi à m’accrocher à son récit et à rendre crédible cette histoire déjantée avec des situations parfois absurdes, complètement exagérées et totalement irrévérencieuses, mais jouissives à lire.
Pour ajouter au réalisme, l’auteur entraine dans son roman des figures connues de notre actualité. De François Legault, à Xavier Dolan, en passant par Monique Néron, et Gino Chouinard, et allant même jusqu’à Boucar Diouf et Marie-Claude Barrette. Et j’en passe. Bien sûr, ces figures connues, il ne les nomme que par leur prénom, mais on sait rapidement qui ils sont. C’est vraiment drôle de voir ce qui arrive à ces gens, foncièrement bons et aimés de tous pour la plupart. Ce sont de beaux clins d’œil à notre actualité et c’est amusant de les imaginer dans cet univers délirant.
Avec plus de 375 pages, on pourrait s’attendre à des longueurs dans l’histoire, mais ce n’est pas le cas. Le rythme de l’action est soutenu. On ne sait jamais où l’on s’en va. On se promène un peu partout dans le monde pour voir ce qui s’y passe. Et on revisite parfois aussi certains événements du passé qui viennent donner de la crédibilité à ce que ces gens vivent. On rit beaucoup de la bêtise humaine, des hypocrisies et tromperies de plusieurs personnages fictifs, tout en nous rappelant des événements totalement similaires qui sont arrivés par le passé dans notre actualité. C’est très humoristique, tout en nous faisant réfléchir.
Bien sûr, en plus de nos personnalités publiques du Québec, on retrouve aussi des personnalités mondiales bien connues comme Donald Trump et Elon Musk. En parlant d’Elon, j’ai adoré découvrir qui il est réellement, dans cette histoire. Je me suis bidonné en l’apprenant.
Est-ce que ce roman est mon préféré d’Hugo Meunier ? Assurément non, car malgré le divertissement et l’humour bien présent, je ne suis pas une grande adepte de revisiter une pandémie. Par contre, j’ai adoré retrouver sa plume, sa verve audacieuse et irrévérencieuse et je crois qu’il est le seul qui pouvait m’amener à lire une telle histoire jusqu’au bout.
Diplômé en littérature, HUGO MEUNIER roule sa bosse dans le paysage médiatique depuis vingt-cinq ans. Il est actuellement rédacteur en chef pour URBANIA. Spécialiste du journalisme d’immersion, Hugo Meunier a fait paraître Le Patron (2019), Olivia Vendetta (2021), Raté (2022), et Les Péchés ordinaires (2024), tous chez Stanké. Les méchants meurent toujours à la fin est son cinquième roman publié chez Stanké.
PARUTION LE 18 MARS 2026
Nombre de pages : 384 pages
Prix : 29,95$
Éditions Stanké : https://editionsstanke.groupelivre.com/
Voici mon appréciation de ses romans précédents :
Les péchés ordinaires : https://lesartsze.com/les-peches-ordinaires-coup-de-coeur-extraordinaire-pour-la-plume-dhugo-meunier/
Raté : https://lesartsze.com/rate-hugo-meunier/
Olivia Vendetta : https://lesartsze.com/olivia-vendetta-un-roman-audacieux-a-faire-fremir-mon-coup-de-coeur-de-lete/
Le Patron : https://lesartsze.com/le-patron-par-hugo-meunier-audacieux-un-humour-unique/



























































