Après être parti à la découverte de Paris dans la fin des années 30 avec Un Canadien à Paris, Tout va très bien, madame la marquise, voilà que Jean-Pierre Charland nous présente son deuxième et dernier tome de cette duologie, Un Canadien à Paris, Tome 2 La débâcle, aux éditions Hurtubise. Comme son nom l’indique, ce roman se passe principalement à Paris, mais cette fois-ci de 1937 à 1940, alors que nous continuons de suivre Ophélie et Théo qui devront faire des choix de vie et de carrières alors que les menaces d’une deuxième guerre mondiale deviendront réalité. Une brique très riche en récits politiques de l’époque et la vision de la guerre sous l’angle des civils, ceux qui doivent fuir les bombardements. Un roman parfait pour les férus d’histoire sur cette deuxième guerre dévastatrice.
Résumé : UNE FRESQUE AMBITIEUSE QUI DÉPEINT AVEC FINESSE UNE FRANCE TOURMENTÉE PAR LA DEUXIÈME GUERRE MONDIALE La France vacille devant la contamination idéologique d’Adolf Hitler. Une certaine presse se déchaîne contre les Juifs, proposant de restreindre leurs libertés civiles. Malgré tout, la vie continue à Paris. Ophélie donne son cœur à Charles : un mariage est annoncé entre la Canadienne et le Français. Théo, quant à lui, ne présente plus Hedwig comme sa professeure d’allemand, mais comme son amoureuse. Malgré ces temps troublés, les sorties au cinéma, au restaurant et au musée font encore partie du quotidien des jeunes couples. Puis vient la guerre. Morte d’inquiétude pour Charles, parti au combat, Ophélie décide de se changer les idées en se rendant utile auprès des réfugiés. De son côté, Théo tente de mettre des compatriotes à l’abri, outre-Manche. Face au péril qui guette la Ville Lumière, le pouvoir et le rang social ne suffisent plus à offrir une planche de salut…
Le premier tome était passionnant à lire pour sa découverte du Paris de 1936 et l’exposition internationale des arts de 1937, de plus il abordait la politique mondiale et les enjeux face à Hitler. On avait un bon mélange d’art, de culture et de politique historique. Pour ce deuxième tome, de plus de 550 pages, on se concentre encore plus sur le côté politique à l’approche imminente de la guerre et les 250 dernières pages sont encore plus sombres alors que nous plongeons dans cette guerre à pieds joints. Et nous suivons par la suite le récit de la fuite des familles diplomates canadien, vers Tours, puis Bordeaux, pour aller ensuite en Angleterre. C’est donc un roman plus axé sur la politique, ce qui est moins dans mes intérêts et que j’ai trouvé fastidieux à lire par moment.
Bien sûr il y a des moments fort intéressants et captivants dans ce roman. Il y a le mariage civil à Paris et ensuite religieux au Canada d’Ophélie et Charles qui apporte son lot de plaisir à lire. Mes moments préférés sont assurément la traversée pour le Canada, et la visite de New York par Théo et Hedwig qui prendront eux aussi la décision éventuellement de se marier pour rendre la vie plus simple pour cette Autrichienne juive. Il y a eu aussi la visite à Ottawa et le temps passé à Montréal avec les parents de Théo et Ophélie.
J’ai trouvé aussi fascinante la description du travail de Théo, alors qu’il doit crypter et décrypter des messages confidentiels. J’ai aimé qu’on nous en explique le principe. De son côté, Ophélie s’est mise volontaire pour aider avec les réfugiés, lorsque la guerre à débuté et ceci aussi était très intéressant.
Au final, c’était intéressant de retrouver Ophélie et Théo et de suivre leurs péripéties. Et il est toujours fascinant de voir toute la recherche historique derrière ces personnages de fiction. Et la plume riche et descriptive de M. Charland est toujours passionnante à lire.
Couverture par Alain Massicotte
Né en 1954, Jean-Pierre Charland a connu une prestigieuse carrière universitaire jusqu’à sa retraite, en 2014. Une dizaine d’années plus tôt, il s’était mis à publier, au rythme de deux ouvrages par an, des romans historiques ayant pour cadre le Canada français des 19e et 20e siècles. Son cycle des Portes de Québec (15 tomes de 2007 à 2019) demeure la fresque historique la plus imposante jamais publiée au Québec et a fait de l’auteur une référence dans le domaine. Écrivain prolifique et bien-aimé du public, il n’hésite pas à se renouveler en proposant une série policière d’époque avec le personnage d’Eugène Dolan ou en évoquant la vie d’une figure aussi controversée que celle d’Eva Braun. Auteur incontournable du genre, il continue à multiplier chez Hurtubise les séries à succès, parmi lesquelles Félicité, Sur les berges du Richelieu ou encore Odile et Xavier. Sa dernière nouvelle grande série a pour titre La Pension Caron et propose une passionnante incursion dans le Québec des années 1930. À ce jour, ses romans se sont écoulés à près de 900 000 exemplaires au Québec et en France. En 2021, Jean-Pierre Charland sort des sentiers battus et fait une incursion dans le roman post-apocalyptique avec Après, et explore le voyage temporel avec la série Passe-temps en 2022. Sa nouvelle saga, Maître chez soi, suit le destin de la famille Chevalier dans les années 60.
Date de parution : 8 avril 2026
Prix : 32.95$
Nombre de pages : 560 pages
Éditions Hurtubise : https://editionshurtubise.com/
Mon appréciation de ses livres précédents
Un canadien à Paris Tome 1 : https://lesartsze.com/un-canadien-a-paris-tome-1-passionnant-palpitant/
La famille chevalier tome 3 : https://lesartsze.com/la-famille-chevalier-tome-3-lete-de-lexpo-remplie-de-passion-deffervescence-et-de-surprises/
Voici mon appréciation du tome 1 de la série : https://lesartsze.com/la-famille-chevalier-un-premier-tome-bien-divertissant/
Et le Tome 2 : https://lesartsze.com/la-famille-chevalier-tome-2-lepiphanie-les-peripeties-fascinantes-dune-famille-tissee-serree/




























































