Samedi le 23 mai 2026, à l’Église Saint-Enfant-Jésus du Mile-End de Montréal, inaugurée en 1857, l’ensemble de musique Constantinople, dirigé par Kiya Tabassian, s’unissait à des musiciens invités du Pérou et d’Argentine, pour nous présenter un délicieux concert de chant et musique traditionnels, un voyage fantastique dans les Andes anciennes.
La quinzaine de pièces au programme reposent sur la musique de deux manuscrits des 17ème et 18ème siècles. Dans certaines des pièces plus anciennes, on peut ressentir l’influence africaine dans la danse, contrairement aux pièces datant de l’époque d’après l’arrivée des Espagnols dans le Nouveau-Monde.
L’ensemble Constantinople a été fondé à Montréal en 2001 par Kiya Tabassian, un virtuose joueur de setâr, instrument de musique iranien à trois cordes ; sa musique puise ses racines dans les traditions perses et se veut un pont entre l’Orient et l’Occident, comme la ville ancienne de Byzance, devenue Constantinople en 1453, et maintenant connue sous le nom d’Istanbul depuis 1930.

Aux quatre musiciens de ce groupe, se sont joints 4 musiciens invités d’origine sud-américaine : Consuelo Jeri, voix péruvienne exquise, qui dialogue en chant avec Jonathan Alvarado, voix suave au vaste répertoire médiéval et de la Renaissance, qui joue aussi de la guitare ; très expressifs, Frederico Tarazona excelle au charango, petit instrument à cordes pincées, qui produit un son clair et puissant, caractérisé par son timbre, et Sigi Velásquez est un maître de la quena, petite flûte de bois datant de plus de 5000 ans.
Certains des morceaux sont joués en solo, nous permettant d’apprécier toute la clarté de la flûte et la richesse des voix de Consuelo et Jonathan. Tanya LaPerrière, de l’ensemble Constantinople aura droit à une chaude ovation du public pour un brillant solo au violon.
Les musiciens viennent tout juste de compléter une tournée canadienne, où ils ont aussi présenté la musique andine à Toronto, Ottawa et Québec. Ce concert nous a permis de découvrir un patrimoine musical moins connu, que les musiciens prennent plaisir à transmettre à la nouvelle génération.
©Julia_Marois






























































