Pour son deuxième roman dans la collection 1 jour, une lettre, 28 jours ou l’éternité chez Azou Romans, Anouk Filippini réussit son pari de nous parler d’un sujet délicat, le suicide, tout en nous faisant découvrir Rome, guidé par un vrai macho italien Angelo, pour lequel on va tous tomber amoureux, comme June d’ailleurs. De quoi changer ses plans de fin de vie ? Une histoire peu banale, racontée avec poésie, doigté et résilience.
Résumé : June arrive à Rome avec un secret enveloppé dans une boule de coton. Elle est là pour explorer la Ville éternelle, mais pas seulement : June veut écrire 28 lettres, une pour chaque année de sa vie. Ensuite, elle partira. Mais Rome a une façon bien à elle de la ramener à la vie. Une ado qui a perdu son chat. Une vieille dame inarrêtable. Une logeuse au sourire communicatif. Et puis Angelo. Qui drague comme il respire, mais qui donne un nouveau sens au mot « désir »… Et si cette vie-là, elle pouvait la vivre ?
« Voici un roman sur l’amour, l’amour de l’autre, du soleil, de l’odeur du café quand il emplit la pièce. Mais surtout, l’amour de soi, qu’on néglige parfois. June est un personnage de lumière et d’ombres, hantée par l’envie d’en finir. Ses pensées résonneront peut-être en vous : Vous trouverez à la fin du livre une liste de ressources qui pourraient vous aider. Avec June, chaque jour, ouvrez une enveloppe scellée, vivez une histoire d’amour et goûtez à la beauté de l’éternité. » C’est par cette introduction que l’on débute notre lecture.
Ce n’est pas un sujet facile que de parler d’idées suicidaires, d’envie de mourir. Alors quand on débute notre lecture et qu’on apprend que June, 28 ans, vient à Rome pour 28 jours, visiter la ville en lien avec ses souvenirs de sa mère, et écrire 28 lettres pour ses 28 années de vie, avant d’en terminer avec celle-ci, cela fait un peu peur de se lancer dans cette aventure. De plus, bien que cela indique pour un public dès 13 ans, personnellement, j’attendrais vers 16 ans pour offrir ce roman à mon adolescent.
Mais la plume d’Anouk Filippini est remplie de douceur, de poésie et de bienveillance, si bien qu’on a juste envie d’en savoir plus sur cette jeune femme blessée dans son âme, au point de vouloir en finir. C’est parfois difficile à recevoir, quand on apprend, petit à petit ce qu’elle a vécu dans son enfance. Sa relation avec son père, sa mère, sa grand-mère et par la suite ses amis, ses enseignants, ses amours. Bref, on voit que June ne l’a pas eu facile et on comprend pourquoi elle est si rebelle, si apeurée de recevoir de l’amour maintenant. Car c’est ce qui arrive à Rome. Elle vient pour en finir avec la vie et pourtant, tout autour d’elle lui donne de l’amour, des réponses qu’elle n’attendait plus et des envies d’un avenir entouré de bonnes personnes. Mais, elle n’y croit plus.
L’autrice excelle à créer des personnages attachants et avec ses descriptions très imagées elle nous fait découvrir Rome dans toute sa splendeur et sa sensualité. Le seul bémol que j’ai par rapport à ce roman, c’est qu’il y a beaucoup de dialogues écrits en italien, sans toujours avoir des traductions de ce qui est dit. Je comprends que c’est pour donner plus de crédibilité au fait qu’on est en Italie et qu’on se met dans la position de June qui ne connaît pas bien cette langue, mais pour ma part, cela m’a agacé de ne pas tout comprendre. On aurait pu avoir des petites notes de bas de page pour nous, lecteurs, si on voulait s’y référer au besoin.

Au final, 28 jours ou l’éternité s’inscrit dans la collection Un jour – Une lettre, dont les chapitres scellés sont à ouvrir jour après jour. C’est ce que j’adore de cette collection. Découvrir une lettre chaque jour. Ouvrir l’enveloppe pour lire la lettre et continuer l’histoire en cours, j’adore cela. Bien que je n’ai pas réussi à me restreindre à un lire juste une lettre par jour.
Collaboratrice littéraire pour France Télévisions depuis 2012, Anouk Filippini est également traductrice de l’italien, scénariste et autrice à succès (150 000 exemplaires vendus en jeunesse). Elle est l’autrice de la série à succès Influenceuses et This is not a love letter, finaliste du Prix Vendredi et la romance de l’avent Cosy love & Christmas crime.
Après avoir terminé votre lecture du roman, vous pouvez aller sur le site des éditions Azou pour lire l’ultime lettre 29, pour l’épilogue de cette histoire.
Retrouvez l’ultime lettre à n’ouvrir qu’après votre lecture !
https://www.auzou.fr/landingpage/Lettre_29-28_jour_ou_l_eternite.pdf?t=1780052648
Date de parution : 21 mai 2026
Âge : dès 13 ans
Nombre de pages : 340 pages (en 28 lettres)
Prix : 34.95$
Collection : Un jour, une lettre
Éditions : Azou Romans : https://www.auzou.ca/
Mon appréciation d’autres romans de la collection Un jour une lettre :
Par la même autrice : Cosy Love Christmas crime : https://lesartsze.com/cosy-love-christmas-crime-une-romance-de-lavent-ou-crime-et-patisseries-sentremelent/
31 jours pour t’aimer : https://lesartsze.com/un-jour-une-lettre-31-jours-pour-taimer-une-romance-dete-des-plus-originales/#google_vignette






























































