Le théâtre réserve parfois des surprises dont on se passerait bien. L’an dernier, rappelons-nous, lors de sa création à la Maison des arts Desjardins de Drummondville, l’adaptation québécoise du succès britannique La pièce qui tourne mal a tristement porté son nom. Au tout début d’une représentation, le comédien Guillaume Lambert a fait une lourde chute de plusieurs pieds. La cause ? Un faux plancher manquant dans le décor à la suite d’une erreur technique.

Blessé aux deux pieds, l’acteur vedette de Like-moi a dû céder sa place d’urgence à Stéphane Breton, qui a relevé le défi colossal d’apprendre le rôle en un temps record. Comme le disait si bien le metteur en scène André Robitaille, ce spectacle avance à un rythme effréné, presque comme un match de hockey. Même avec une préparation minutieuse, le direct reste imprévisible.
La bonne nouvelle, c’est que la production menée par Monarque Productions ne s’est pas arrêtée là. Dès ce mois de juin 2026, l’équipe est enfin de retour sur les planches pour sa grande tournée québécoise. L’occasion idéale de voir si la machine est bien huilée et, surtout, de rire des (fausses) catastrophes d’une troupe de théâtre complètement dépassée par les événements.
Pour porter ce chaos millimétré, le public retrouvera une solide distribution de visages adorés : Fabien Cloutier, Rémi-Pierre Paquin, Julie Ringuette, LeLouis Courchesne, Pierre-François Legendre, Olivia Palacci et Jonathan Roberge. Heureusement remis sur pied, Guillaume Lambert reprend aussi du service pour cette tournée, en alternance sur scène avec son sauveur de l’an dernier, Stéphane Breton.
Après avoir surmonté les vrais pépins physiques et techniques, le spectacle s’amène dans plusieurs salles d’exception à travers la province. Le public pourra notamment applaudir la troupe lors de son grand retour à la Maison des arts Desjardins de Drummondville (13-14 juin), mais aussi au Théâtre du Nouveau Monde (TNM) (18 au 27 juin) à Montréal, à la Salle Albert-Rousseau à Québec (10 au 25 juillet), à la Salle Odyssée de Gatineau (31 juillet au 9 août), ainsi qu’au Théâtre Manuvie à Brossard (15 au 23 août).
C’est le moment parfait pour aller encourager une gang de créateurs résilients qui prouvent que, peu importe les obstacles, le spectacle doit continuer.































































