Il y a des réjouissances nationales qui, d’un Océan à l’Autre, couvrent notre pays de gloire par les réalisations artistiques de milliers de danseurs successifs, de chorégraphes, de costumiers, décorateurs, musiciens, scénographes et de toutes ces générations d’administrateurs conviés, en rappel évocateur, à cet anniversaire glorieux des 75 ans de fort brillants exploits sur scène du Ballet national du Canada, au point que nous y serons invités pour les applaudir à Toronto, au Centre Quatre Saisons des Arts de la Scène, ce 31 octobre prochain!
Inoubliables recensions
Partout sur la Terre, ils ont ébloui les publics lors de leurs innombrables tournées américaines, européennes, asiatiques (Chine, Japon, Hong Kong), il y eut aussi une tournée australienne et, celles ici même, bien entendu, vers nos plus belles grandes villes des provinces et territoires canadiens.
Pour ma part, résidant pendant près de dix ans à Toronto, ils faisaient partie, à chaque nouvelle production de leur cru, de mes rendez-vous préférés tout autant que ces réalisations du Canadian Opera Company et de l’Orchestre symphonique de Toronto, il y a plus de 45 ans où L’Express de Toronto me permettait de les suivre, chaque fois, à la trace.
Cent dix artisans et médecins
À consulter la riche liste de leur centaine de spécialistes d’une saine et prévoyante administration protégeant ces créateurs divers, j’arrive à ce nombre éblouissant: effort spectaculaire en soi, surtout les essentiels nutritionnistes, thérapeutes, chiropraticiens, podiatres, naturopathes, chirurgiens et généralistes veillant à la santé des premiers, seconds et danseurs ou danseuses étoiles, tout autant que le prodigieux corps de ballet de la septuagénaire compagnie.
Éduquer, soigner, guider, guérir, parfaire, ré-imaginer: on reste émerveillés de cette dansante institution exemplaire.
Rasséréner âme, coeur et corps
Certes, la danse est un art extatique mais aussi une forme d’olympisme athlétique : qu’on le veuille ou non, existent les risques de sérieuses blessures aux répétitions ou en soirée de performance.
Ainsi, se sont joints pas moins de 21 spécialistes de la santé humaine soignant pieds, muscles, tendons, articulations et aussi le coeur et l’âme de cette compagnie exceptionnelle. L’École de Ballet adjointe à la Compagnie s’ajouterait encore à ces considérations de saines diffusions pédagogiques.
Comparatifs internationaux
Nous n’avons pas plus grande compagnie en nos terres, attestons-en!
N’avons-nous pas recensé, au fil de mes 45 ans de dévotion à l’éloge critique des arts, les incontestables sensationnelles productions du Bolshoi, du Kirov, celles du Ballet de l’Opéra de Paris, celui de Perm, du Danemark, le voisin American Ballet Theatre, et avant la pandémie dans nos pages ici-même les prodigieux New York City Ballet, sans oublier nos fréquents rapports des retentissants réservoirs de talents du Ballet Nacional de Cuba à La Havane sous Alicia Alonso?
Assurément, cette nouvelle recension à venir, au soir du 31 octobre où on nous présentera le Roméo et Juliette de Prokofiev selon la chorégraphie de John Cranko fera aussi date mémorable.
Ce samedi de communs déguisements festifs dans la Ville Reine, la danseuse étoile Isabelle Kinch offrira son talent au rôle de Juliette et Oliver Yonick incarnera Roméo. Donald Thom surgira en Mercutio, Tom Cape jouera Benvolio, Ben Rudisin sera Tybalt, Chase O’Connell deviendra Paris, le rôle de Capulet échouera à Patrick Lavoie en prolongement de ses soins, quoique aussi la grande Heather Ogden fera ses adieux à la scène avec l’Infirmière.
Cette production de John Cranko, créée jadis à Stuttgart en 1962, apparut au répertoire du Ballet national en 1964: elle fut reconçue entièrement en 1995 par la costumière Susan Benson et l’oeuvre ré-illuminée aux éclairages signés Robert Thomson.
Soufflons donc tous ensemble, dans la joie des ivresses balletomanes sur la flamme inextinguible du feu sacré de ces réjouissantes 75 bougies!
Billets et site web : https://national.ballet.ca/performances/202627-season/

























![Vue de l’œuvre de Chiharu Shiota Accumulation—Searching for the Destination [Accumulation – en quête de la destination] (2014/2026), dans l’exposition Chiharu Shiota : Les frémissements de l’âme au Musée des beaux-arts de Montréal. Collection de l’artiste. © Chiharu Shiota / VG Bild-Kunst, Bonn / CARCC Ottawa 2026. Photo MBAM, Julie Ciot](https://lesartsze.com/wp-content/uploads/2026/09/Shiota_comm-_DSF9895c_JC-MOD-360x180.jpg)




















