Hier soir, une véritable bourrasque d’énergie venue de France, nommée Goldmen 100% Goldman, a soufflé sur une salle comble à L’Espace Saint-Denis. À l’unisson, le public a chanté, tapé des mains et dansé, emporté par six hommes en or qui ont donné un spectacle total de musique, de chant, de danse et de pur cabotinage à la française.
L’œuvre de Goldman, d’hier à aujourd’hui
Si, au Québec, la notoriété de Jean-Jacques Goldman est intrinsèquement liée à l’œuvre magistrale qu’il a composée pour Céline Dion (D’Eux, l’album français le plus vendu de tous les temps, dont le documentaire Céline Dion raconte D’eux tourne présentement sur nos écrans), la France, elle, dansait au rythme de ses tubes bien avant l’avènement de la diva. À preuve, le groupe Goldmen, concocté il y a une dizaine d’années par le chanteur Alain Stevez, affiche désormais un itinéraire de tournée qui s’étend jusqu’au Québec.
Dès l’entrée d’Alain Stevez et de ses musiciens, on sent que la soirée sera une vraie « bombe ». Stevez, qui irradie une énergie de jouvenceau malgré la quarantaine, arbore cette allure très française : cravate ultra mince, chemise blanche, et jeans ajusté (comme seuls les Français savent le porter!), sans oublier sa coiffure signature, frange sur le front et cheveux longs dégradés. Mignon. Mignon.

Un charme français qui emporte tout sur son passage
Même pour le public moins familier avec l’œuvre de Goldman « pré-Céline », le spectacle est une machine rodée au quart de tour. Que ce soit pour le cabotinage, l’humour, les « stepettes » chorégraphiées, les virevoltes ou les sauts en chantant, l’énergie sur scène est telle qu’elle nous emporte dans son sillon. On n’y voit que du feu, même quand on ne connaît pas les chansons. Et ça, c’est tout un art, celui du showmanship doublé du charme français qui gagne instantanément notre cœur.

Le concert permet de découvrir ou redécouvrir la richesse et la force des mélodies de Goldman avec des titres puissants comme Ne lui dis pas, Il suffira d’un signe et l’incontournable Envole-moi.
Le groupe s’aventure aussi dans le blues, notamment avec Jeanine Médicament Blues et Peur de rien Blues. Alain Stevez s’époumone avec une voix masculine tantôt haute et claire, tantôt fragile et souple, une polyvalence qui lui permet d’embrasser l’étendue du répertoire.
Sa complicité indélébile avec les musiciens qui l’entourent — Manu Simoens (Guitare) qui lui aussi chantera haut et fort, Pierre-Henri Dromard (Basse), Laurent Top (Clavier), John Brenner (Saxophone et percussions) et son complice et fils Jérémy Stevez (Batterie) — participe au dynamisme contagieux du spectacle.
Goldmen 100% Goldman c’est de l’entertainment à la française où chacun incarne une personnalité : Stevez badinera notamment sur la posture stoïque du bassiste, John Brenner créera une complicité particulière avec le public, Dromard, vêtu d’une tunique jouera au guru, tout cela en créant des moments d’hilarité partagée.
Alain Stevez, ce Breton de Douai, ne se contente pas de rendre hommage, mais avec son équipe, il reproduit le son et fait revivre la magie de Jean-Jacques Goldman avec une générosité et une conviction qui ont transformé L’Espace Saint-Denis en un immense lieu de fête hier soir.
L’équipe Goldmen :
- Chant : Alain Stevez
- Guitare : Manu Simoens
- Basse : Pierre-Henri Dromard
- Clavier : Laurent Top
- Saxophone et percussions : John Brenner
- Batterie : Jérémy Stevez
Voyez quelques moments magiques sur leur page Facebook : https://www.facebook.com/legroupeGOLDMEN

























































